Le pays œuvre pour l’adoption de la résolution sur la promotion des mesures préventives de la corruption et celle relative à la Déclaration de marrakech sur la prévention de la corruption soient adoptées. 

Au cours de la 7e session de la Conférence des Etats-parties à la Convention des Nations-Unies contre la corruption qui s’est tenue à Vienne (Autriche) du 6 au 10 novembre 2017, le Gabon s’est porté co-auteur de deux résolutions importante sur la prévention de la corruption dans le monde. 

Il s’agit de la résolution proposée par la France sur « la promotion des mesures préventives de la corruption », et celle initiée par le Maroc pour « la suite de la Déclaration de Marrakech sur la prévention de la corruption »

Ces deux textes évoquent la nécessité d’une évaluation périodique des mesures de coopération entre les autorités nationales et les entreprises pour mieux prévenir et détecter la corruption, l’adoption de mesures relatives à l’intégrité dans la justice tout en préservant son indépendance. 

La délégation gabonaise, conduite par le président de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI), a activement participé aux débats en proposant des amendements soutenus par des experts des Etats-Unis, de la République fédérale de Russie et Israël. 

Le Gabon a parrainé le projet, puisqu’il intègre l’esprit et la lettre des réunions du Forum du pétrole et de l’énergie contre la corruption, tenu le 23 octobre dernier à Libreville. Cette rencontre avait permis d’amplifier les échanges entre les secteurs public et privé dans les efforts du Gabon à mettre en œuvre l’article 39 de la Convention de Mérida. 

Ses conclusions visaient la réduction de paiement cash dans les transactions financières entre les secteurs public et privé, la formulation par arrêté ministériel du travail extralégal dans les opérations douanières en milieu pétrolier, la mise en place d’une médiation via la CNLCEI dans les conflits opposant entreprises et administration publique…

Autant de recommandations qui épousent la résolution sur la promotion des mesures préventives de la corruption en débat à Vienne. Ce texte, rappelons-le, devrait contribuer à renforcer l’engagement et la mise en œuvre des partenariats public-privé dans la prévention en matière de corruption.