C’est ce qu’indique le tout dernier rapport semestriel d’Africa’s Pulse, publié le 12 octobre 2017.

L’''Africa’s Pulse'', le rapport semestriel de la Banque mondiale qui fait l’analyse de l’état des économies africaines vient d’être publié. Dans cette récente édition qui révèle des perspectives économiques variées pour les économies africaines, l’on note tout de même que la croissance devrait être en légère hausse dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne

C’est par exemple le cas du Nigeria qui constitue le fer de lance de cette embellie. Cette puissance pétrolière et agricole se porte mieux et pourrait à terme, exercer un effet d'entrainement sur les autres pays ouest africains.

De manière générale, le pari de la relance des économies de pays africains semble être gagné et se fera à des vitesses différentes. Selon la Banque mondiale, « l'Afrique subsaharienne devrait bénéficier d'une reprise modérée de l'activité économique, avec une projection de croissance estimée à 3,2 % en 2018 et 3,5 % en 2019, compte tenu de la stabilisation des cours des matières premières et de la hausse progressive de la demande intérieure, sur fond d'atténuation de l'inflation et de politiques monétaires accommodantes.»

Cependant, les perspectives restent difficiles pour les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), contraints de s’ajuster à la faiblesse des cours du pétrole qui diminue leurs recettes et augmente leur dette. 

L’essor économique des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) devrait en revanche s’accélérer, porté par de solides investissements publics, surtout en Côte d’Ivoire et au Sénégal. 

La qualité des dépenses de ces Etats doit se faire de manière plus « efficaces et efficientes », recommande l’institution de Bretton Woods.