Selon Christine Lagarde, la directrice générale de l'institution, cette hypothèse n’est pas à exclure, cela en raison du poids économique de la Chine.

Le Fonds monétaire international (FMI) pourrait avoir son siège à Pékin dans 10 ans si le poids de la Chine dans l'économie mondiale et celui d’autres pays émergents continue d’augmenter et que le système de vote du FMI évolue pour en tenir compte, a déclaré Christine Lagarde, le 24 juillet 2017.

Une délocalisation qui reste donc une « possibilité ». Car, le FMI devra augmenter la représentativité des grands marchés émergents à mesure qu’ils ont plus d’influence sur l'économie mondiale, a-t-elle dit lors d'une conférence du Centre pour le développement mondial (Center for Global Development) à Washington.

« Et cela pourrait bien signifier, si on a cette même conversation dans 10 ans (..), qu’on pourrait dire cela non plus à Washington DC mais à notre nouveau siège de Pékin », a dit Madame Lagarde.

Les statuts du FMI prévoient que le siège de l'organisation soit situé chez son Etat membre le plus puissant économiquement.Depuis sa création en 1945, le Fonds a son siège aux Etats-Unis, pays qui dispose de facto d'un droit de veto sur les décisions de l'organisation avec 16,5% des voix à son conseil d’administration.

Les économistes pensent que si la Chine maintient des taux de croissance de plus de 6%, elle dépassera les Etats-Unis en termes de produit intérieur brut au cours de la prochaine décennie pour devenir la première économie mondiale en valeur nominale.

En outre, le FMI a revu son système de quotas – sa structure de vote – pour la dernière fois en 2010, mais doit lancer l’an prochain un nouveau réexamen.