L’agence de notation Standard & Poor’s explique que ce sursaut est dû à une meilleure santé des économies émergentes. L’OMC note de son côté que le deuxième trimestre ne sera pas aussi dynamique.

Le commerce mondial a connu un très fort rebond lors des trois premiers mois de cette année grâce à la vigueur des importations. Celles-ci, selon les récentes statistiques, ont crû de 4,1% par rapport à la période correspondante de 2016, indique une étude rendue publique par l’agence de notation Standard & Poor’s.

Selon cette étude, qui se base sur les données de la World trade monitor, plusieurs facteurs expliquent le regain de vitalité du commerce international. Le premier est la santé économique des pays émergents.

L’agence S&P souligne que le Brésil et la Russie sortent de deux années de récession. La Chine a connu elle aussi une activité particulièrement soutenue, à 6,9% au premier trimestre 2017. Les anciens petits Dragons que sont Singapour, Hong-Kong, Taïwan et dans une moindre mesure la Corée du Sud, ont enregistré une hausse de leurs productions industrielles.

Il faut ajouter à ce dynamisme un phénomène plus ponctuel qui est la hausse des taux de change : +40% pour la Russie et +30% pour le Brésil. Les émergents ont en effet appuyé sur l’accélérateur des importations grâce à cette remontée des cours de leur devise.

Les économistes notent cependant qu’il n’en sera pas ainsi tout au long de l’année. « L’année 2017 devrait être un bon millésime pour le commerce mondial sans pour autant afficher les performances du premier trimestre », pronostique Jean-Michel Six, économiste en chef de S&P en Europe, cité par notre confrère www.lesechos.fr.

La reprise sensible du commercial mondial n’est pas pérenne, à en croire l’Organisation mondiale du commerce (OMC). A travers son Indicateur des perspectives du commerce mondial, elle prédit que le commerce mondial va augmenter de façon modérée au deuxième trimestre de 2017.

Si les commandes à l’exportation, le fret aérien et l’activité container sont en très nette reprise, la production et la vente d’automobiles auxquelles se rajoute le commerce des composants électroniques révèlent quant à eux une faiblesse persistante. Il en est de même des échanges de produits agricoles. In fine, l’OMC prévoit une croissance du commerce mondial de 2,4% en 2017.