La société financière internationale (SFI), filiale du groupe Banque mondiale dédiée au secteur privé, a annoncé que ses engagements en Afrique subsaharienne ont atteint 6,2 milliards de dollars au cours de son dernier exercice fiscal qui s’est achevé le 30 juin 2018, contre 3,5 milliards durant l’exercice précédent.

«La SFI a démontré sa capacité à mobiliser des investissements privés croissants pour le développement de l’Afrique. Avec la diminution des flux d’aide, il existe un consensus croissant selon lequel les gouvernements ne peuvent plus surmonter les défis du développement sans un soutien accru du secteur privé», a commenté le vice-président de la SFI pour le Moyen-Orient et l’Afrique, Sérgio Pimenta.

L’institution a précisé dans un communiqué que le montant de ces investissements comprend 1,5 milliard de dollars de ressources propres pour des financements à long terme et 4,7 milliards de dollars de mobilisations auprès d'investisseurs tiers.

Les investissements réalisés par le SFI au sud du Sahara concernent notamment les domaines des infrastructures et des ressources naturelles (3,5 milliards $), l'industrie manufacturière, l'agrobusiness et les services (1,2 milliard $ ), les institutions financières (1,1 milliards $) et les télécoms, médias et technologies (100 million$).

Ces  investissements ont  permis à près de 32 millions de personnes d'avoir accès à l'électricité et à 2,5 millions d’accéder à l'eau potable. Ils ont aussi bénéficié à plus d'un million d'agriculteurs et permis à 1,4 million de personnes d’accéder à des soins de santé.Les institutions financières renflouées par la SFI ont par ailleurs accordé 2,9 millions de prêts à des micro-entreprises et des PME. 

Avec ECOFIN