Cette information qui émane de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), dans son dernier rapport indique que l'Europe ne serait pas le seul continent à subir le phénomène migratoire de plein fouet. Des migrants sont signalés également dans plusieurs pays africains.

Intitulée « Les migrations au service de la transformation structurelle », l’étude révèle une nette prédominance des flux migratoires intra-africains. Au total, trente-six millions d’Africains ont quitté leurs pays respectifs pour l’étranger au cours de l’année 2017. À en croire le document, la moyenne d’âge des migrants africains est de 31 ans. Il s’agit, pour 47 % d’entre eux, des femmes. Quant au motif, il reste le même : la recherche d’un travail mieux rémunéré.

Plus de la moitié des migrants, soit près de 53 % exactement, s'est déplacée dans la région. Cela donne le nombre approximatif de dix-sept millions d’Africains qui ont quitté leur continent. Par contre, et on n’en parle pas souvent, des millions d’étrangers, soit 5,5 millions plus exactement, ont atterri sur le sol africain au cours de la même période. Les cinq grandes destinations africaines sont principalement l’Afrique du Sud, la Cote d’Ivoire, le Nigeria, le Kenya et la Libye.

L’autre précieuse information du Cnuced est la part non négligeable des migrants dans la croissance économique des pays d’accueil. Les chiffres indiquent que les émigrés ont contribué à hauteur de 19 % en Côte d’Ivoire (année 2008), de 13 % au Rwanda (année 2012) et de 9 % en Afrique du Sud (année 2011).