La sous-région Afrique centrale ne connaitre finalement pas la croissance escomptée en début que l’on avait tablé à 1,6%. 

Très loin de ses prévisions de 1,6% en début d'année, le taux de croissance dans la Communauté économique et monétaire de l'Afrique de centrale (CEMAC) ne devrait pas dépasser 0,2% cette année, a-t-on appris d'un communiqué du Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque centrale des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), publié le 2 novembre 2017.

Pourtant, pour faire face à la crise, les Etats de la sous-région avait décidé de réduire les coefficients des réserves obligatoires des banques et les plafonds de refinancement de certains Etats, de resserrer les dépenses publiques, d’élargir l'assiette fiscale, de prioriser certains investissements, et de conclure avec le Fonds monétaire international (FMI) le programme d'ajustement…Seulement, selon la Banque centrale, les différentes mesures prises pour sortir du marasme économique n'auront finalement pas engendré l'impact escompté.

Cependant, cette revue des prévisions ne devrait pas empêcher d'autres bonnes performances. Les nouveaux chiffres de la BEAC anticipent un recul des tensions inflationnistes qui s'établissent à 1% cette année, contre 2% en 2016. Egalement, le déficit budgétaire global de l'espace communautaire est lui aussi en recul.

La BEAC explique que cette baisse est portée par l'amélioration de la dépense publique dans les Etats, la hausse modérée des prix du brut à l'international et l'agressivité des services fiscaux dans la collecte des recettes hors pétrole.

La reprise reste de mise entre 2017 et 2019

Les prévisions de la Banque mondiale (BM) indiquent de leur côté que la croissance économique de la majorité des pays de la CEMAC devrait s'accélérer modestement entre 2017 et 2019. Ainsi le Cameroun restera en ligne avec les 5,6% de 2016 pour atteindre les 5,7% en 2017.

Le Tchad quant à lui, partira de -3,5% en 2016 pour s'approcher de la zone positive à -0,3% en 2017, avant d’enregistrer grand bond en 2018 et en 2019 avec des taux respectifs de 4,7% et 6,3%.

Concernant le Gabon, l'institution internationale multilatérale a prévu des taux de croissance évoluant de 3,2% en 2017 à 3,8% en 2018, et 4% en 2019. 

Sur une pente descendante, le Congo devrait connaître une décélération de sa croissance au cours de la période 2017 à 2019 avec respectivement 4,3%, 3,7% et 3,7% pour chacune de ces trois années.

Même rythme en Guinée Equatoriale où le pays continuera de souffrir d'une crise économique avec -5,7% en 2016, -5,7% en 2017, -6,6%, en 2018 et -6,6% en 2019.