L’initiative s’inscrit dans le cadre de son programme pluriannuel adossé sur le troisième cycle de son financement pour la période 2017-2021. 

En partenariat avec le ministère gabonais du Budget et des Comptes publics, le Centre régional d’assistance technique du Fonds monétaire international (FMI) pour l’Afrique du centre (Afritac centre) organise un séminaire régional du comité d’orientation qui a démarré le 6 novembre 2017 pour s’achever le 10 du même mois.

Ouverte par le ministre d’Etat, en charge du Budget et des Comptes publics, Jean-Fidèle Otandault, cette rencontre dont le thème porte sur le thème «Pilotage de l’exécution du budget : les instruments et les responsabilités», a pour objectif de définir les meilleures orientations afin de concrétiser les objectifs de l’Afritac Centre.

Selon les experts, les travaux sont particulièrement axés sur le pilotage de la trésorerie des Etats de la sous-région, conformément à son programme pluriannuel, lequel est adossé sur le troisième cycle de son financement.

Ils visent trois principaux objectifs : l’échange d’expériences entre les pairs sur le pilotage de l’exécution du budget et les instruments associés ; l’identification des contraintes partagées et les mesures à court et moyen termes pour un pilotage optimal de l’exécution du budget ; ainsi que la maîtrise des instruments de pilotage de la trésorerie de l’Etat (plan de trésorerie, plan de passation des marchés).

Durant le séminaire, les experts vont également aborder des sujets liés à la modernisation des cadres institutionnels, au renforcement des principales fonctions des administrations et de l’amélioration de la mobilisation des recettes douanière et fiscale, ou encore à l’amélioration de la gestion des finances publiques, y compris le soutien à la mise en œuvre des directives régionales au niveau de chaque pays.

Rigueur budgétaire

Selon le directeur d’Afritac centre FMI, Paulo Drummond, « les grandes orientations de ce programme s’articulent autour de la mise en œuvre des dispositions innovantes d’une part, des directives de la CEMAC dont l’échéance de transposition est prévue pour le 31 décembre 2017, pour les pays de la CEMAC et d’autre part, du nouveau cadre de gestion des autres pays de l’Afrique centrale couverts par Afritac centre ».

Pour sa part, à l’ouverture des travaux, Jean-Fidèle Otandault a dit attendre beaucoup de ce séminaire régional qui, selon lui, entre dans le cadre des différentes réformes engagées ces derniers mois par les chefs d’Etat de l’Afrique centrale, en vue de faire face à « l’essoufflement de nos économies, consécutivement à l’effondrement des cours de nos matières premières, notamment ceux du pétrole ».

Et d’ajouter tout en appréciant le thème dudit séminaire : « Ces réformes mettent effectivement un accent sur une meilleure prise en main de la gestion de nos finances publiques, notamment par le biais d’un véritable pilotage budgétaire ».

Pour la bonne gouverne, Afritac Centre (AFC) est le fruit d’une initiative du Fonds monétaire international qui a souhaité répondre à une demande émanant de dirigeants africains désireux d’obtenir plus d’assistance technique pour leur continent, ainsi qu’une aide au développement des capacités présentes sur place.

Aux côtés d’autres partenaires au développement bilatéraux et multilatéraux, Afritac Centre travaille en étroite collaboration avec huit pays membres : Burundi, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Tchad. Sao Tomé-et-Principe rejoint ce groupe de pays dès ce mois de novembre 2017.