Lors d’une réunion, le 12 octobre avec les ministres des finances et de l’économie de la zone CEMAC, le directeur Afrique du Fonds monétaire international a tiré la sonnette d’alarme sur les résultats contrastés de la mise en œuvre de la stratégie du FMI dans ces pays et appelle à la responsabilité des uns et des autres.

Le 12 octobre dernier, le responsable Afrique du FMI, Abede Aemro, a au cours d’une réunion, interpellé les instances dirigeantes de l’économie de la zone CEMAC, face à la faible performance des pays, dans la mise en œuvre de la stratégie du FMI, dans la zone suscitée.

« L’état de mise en œuvre de la stratégie du FMI dans la région Afrique Centrale a donné des résultats contrastés. Les réserves de change régionales sont inférieures aux objectifs fixés (…) Les performances budgétaires ont été inégales selon les pays. Aussi, des mesures correctrices doivent être mises en œuvre dans délais », a déclaré bede Aemro.

Une «  préoccupante » qui nécessite des actions fortes de la part des autorités économiques de la sous-région, notamment, dans le sens de  « la gouvernance et la transparence ».

De ce fait, Jean Marie Ogandaga, président du conseil des ministres de l'UMAC a dit la volonté des Etats de la sous-région, à continuer à fournier des efforts pour une meilleure croissance dans ladite zone. Ainsi, a-t-il proposé, des pistes de solutions, pour apporter une bouffée d’air frais, à l’économie sous-régionale.

Parmi elles, la mobilisation des recettes fiscales qui demeure un chantier que les pays ont décidé de prendre à bras le corps, le rapatriement des recettes des multinationales installées dans la CEMAC qui grugent quelque peu les efforts entrepris. Aussi, Jean Marie Ogandaga a-t-il émis le souhait de voir arriver à temps, les appuis budgétaires des bailleurs de fonds, FMI et Banque Mondiale pour éviter de nouveaux endettements qui ne participent pas à l’amélioration des choses.