Le système de paiement monétique lancé le 10 octobre par la Cémac à Douala, au Cameroun, intègre le mobile money ainsi que les transferts d’argent dans la sous-région.  

Les détenteurs de la carte de paiement pourront effectuer des retraits d’argent sur tous les guichets automatiques ouverts dans les six pays membres de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (Cémac). Ils peuvent également effectuer des paiements de biens et services chez tous les commerçants.

Une concertation sur ce nouveau produit communautaire a réuni, dans la capitale économique camerounaise, le Groupement interbancaire monétique de l’Afrique centrale (Gimac), la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), les établissements de crédits et de microfinance, les Trésors publics des États membres ainsi que les opérateurs de téléphonie mobile de la sous-région.

Ces principaux acteurs vont essayer d’aborder les questions de fond, notamment la règlementation. La mise en place de l’interopérabilité intégrale, d’après le directeur général du Gimac, Valentin Mbozo’o, permet d’assurer le plein succès au nouveau système de paiement monétique. « Les travaux qui se tiennent du 10 au 12 octobre sont consacrés à la mise en place de l’interopérabilité intégrale carte/mobile/transferts », a- t-il indiqué.

L’avènement de nouveaux instruments de paiement tels que le mobile money oblige les institutions financières régionales à s’adapter aux exigences du marché et à élargir le périmètre de leurs activités bancaires. Le premier échantillon de la carte bancaire communautaire a été mise en service depuis janvier 2016.

L’objectif affiché du Gimac, défend son patron, est de parvenir à intégrer la majeure partie de ses membres pour achever la mise en place de l’infrastructure interbancaire de l’écosystème des paiements électroniques de la sous-région. L’ensemble des six pays membres de l’espace communautaire sont visés, notamment le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.