C’est la recommandation faite aux Etats à l’issue de la 5e édition du comité de pilotage du Pref-Cémac tenue le 22 juin 2018, à Douala au Cameroun.

«Les recettes pétrolières sont en train d’augmenter. Nous disons aux Etats que ce n’est pas le moment de relâcher les efforts. Il faut continuer les réformes structurelles. ». C’est le conseil avisé du président de la Commission de la Cémac, le Pr. Daniel Ona Ondo aux dirigeants de la sous-région, le 22 juin à Douala, par le président de la Commission de la Cémac lors de la 5e édition du comité de pilotage du Pref-Cémac. Pour le président de la commission, il faut tirer le meilleur avantage possible de l’actuelle remontée des cours du pétrole, en orientant les ressources engrangées vers le désendettement des Etats et des projets intégrateurs. Afin de permettre aux pays de la sous-région de retrouver le chemin d’une croissance véritable.

Il faut le rappeler, la situation économique préoccupante d’il y a trois ans avait amené les chefs d’Etat de la sous-région à engager un véritable ajustement des économies, assorti de réformes structurelles. Parce qu’il fallait d’urgence restaurer la viabilité des finances publiques, redresser les comptes extérieurs et rendre les économies plus résilientes face aux chocs exogènes. La rencontre de vendredi dernier a permis d’évaluer l’état de réalisation des actions relatives aux cinq piliers du Pref-Cemac : les politiques budgétaires, la politique monétaire et le système financier, les réformes structurelles, l’intégration régionale et la coopération internationale. « Il y a eu des avancées considérables » s’agissant des politiques budgétaires, dira le Pr. Ona Ondo.

« Parce que tous les Etats ont fait des ajustements réels, revu leurs dépenses et essayé d’augmenter leurs recettes ». Au plan monétaire et financier, « des décisions importantes ont été prises au niveau de la Banque des Etats de l’Afrique centrale [et] aujourd’hui nous sommes heureux de constater qu’en matière de couverture extérieure et de réserves, nous avons des réserves qui vont au-delà de deux mois », a-t-il ajouté.

Côté réformes structurelles, le Pr. Ona Ondo pense que celles mises en place vont « dans le bon sens », notamment en faveur de projets intégrateurs. Mais si au final les responsables qui étaient en conclave vendredi à Douala estiment avoir fait du bon travail, des préoccupations persistent quant à la capacité des Etats à tenir, à ne pas relâcher les efforts. Autres efforts à maintenir, ceux tendant à la diversification des économies de la sous-région, dépendantes, pour l’essentiel, des recettes pétrolières.

Le Pr. Ona Ondo a cité le Cameroun en exemple à ce sujet. Maintenant, il faut poursuivre l’amélioration du climat des affaires dans la zone. « On ne peut pas attirer les investisseurs avec le bâton », a reconnu le président de la Commission de la Cémac.