D'après les experts de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) des Nations-Unies, la bonne gouvernance est vectrice de croissance et pourrait aider les pays africains à sortir du marasme économique dans lequel ils se trouvent. 

Réunis à Rabat au Maroc le 7 décembre 2017, à la faveur du 7e Forum pour le développement de l’Afrique, sous le thème « Gouvernance, transformation structurelle et développement durable & inclusif », les experts de la CEA ont une fois de plus appelé les dirigeants africains à la bonne gouvernance.

Au cours de leurs travaux, ils ont expliqué la nécessité d’une bonne gouvernance pour les Etats. Car, ont-ils indiqué, « la bonne gouvernance peut contribuer à mobiliser et utiliser efficacement les ressources humaines et financières des pays ».

Le résultat de cette politique peut, non seulement soutenir la diversification des économies, faciliter leur participation au commerce mondial, mais également, ouvrir la voie vers une croissance durable.

Ces acteurs se sont aussi penchés sur les enjeux de la transformation structurelle qu’ils considèrent déterminante pour une montée en puissance des économies nord-africaines.

Ce qui s’avère suffisant aux yeux de la Commission économique pour l’Afrique, pour mettre un accent particulier sur ce qu’elle considère comme étant les composantes essentielles de la transformation structurelle à savoir : l’investissement durable dans les infrastructures et les nouvelles industries, vecteurs clés de croissance et de développement inclusif.

Dans ce registre, l’on note aussi la gestion des espaces urbains, l’économie bleue et la mise en place d’institutions efficaces et transparentes. Tous ces niveaux d’actions correspondent à plusieurs des Objectifs de développement durable (Odd).

Le 7e Forum pour le développement de l’Afrique a réuni les leaders issus des institutions nationales, régionales et internationales, ainsi que des praticiens du développement venus d’Afrique du Nord, d’Europe et d’Afrique subsaharienne.

Il avait pour but de confronter théorie et pratique à propos de l’impact de la gouvernance sur l’industrialisation de l’Afrique, l’intégration de la région dans les marchés mondiaux et la création d’emplois.