La contre-performance est due à une chute de la production liée à plusieurs facteurs ayant entravé  la bonne marche de la filière, malgré de nombreux investissements. 

En 2016, la production de l’or de Bakoudou, le principal gisement situé dans le sud-est du Gabon et exploité par le groupe Managem, a chuté de 30,7% à 1 020 kilogrammes, contre 1 472 kilogrammes en 2015. 

Par conséquent, le chiffre d’affaires a reculé de 23,7% à 22,9 milliards de FCFA, contre 30 milliards de FCFA un an plus tôt.

Cette évolution est imputable à l’approfondissement de la fosse, aux conditions pluviométriques difficiles et aux pannes électriques.

A contrario, l’investissement a porté sur la recherche et l’équipement, pour un  montant de 2,2 milliards FCFA, en retrait de 46,3% par rapport à 2015. Ce qui pourrait en termes de perspectives, porter la production autour de 1,5 tonne.

Quant aux effectifs, ils ont progressé de 1,6%, passant de 244 à 248 agents, pour une masse salariale de 2,2 milliards FCFA. Celle-ci a progressé de 29,4% en raison des reclassements et glissements salariaux.

Plus de 350 occurrences sont répertoriées à travers le Gabon, principalement dans les terrains archéens. Jusque-là, l’exploitation de placers essentiellement artisanale, et ce depuis les années 30.

En outre, il existe de nombreux gisements alluvionnaires à haute teneur et peu de gisements primaires ont jusqu’ici été découverts ou mis en exploitation.

La production a commencé en 2012 avec un premier résultat de 20 500 onces. Les réserves sont estimées à 280 000 onces avec un potentiel important pour les augmenter. 

Les principaux gisements sont ceux de Minkébé, Etéké, Ndangui, Mayibouth et Ndjolé. Dans la zone d’Eteke, des travaux d’exploration en cours permettent d’envisager jusqu’à 700 000 onces d’or.