L'indice FAO des prix des produits alimentaires a progressé de 2,2% après trois mois consécutifs de baisse. En dehors du sucre, tous les principaux produits ont des hausses de prix supérieurs à 10%.

L'indice FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) des prix des céréales a gagné 1,4% mais reste en deçà de son niveau en mai 2016. Les conditions météorologiques et des échanges commerciaux plus vigoureux ont soutenu les prix à l'exportation du blé, tandis qu'une forte demande de riz Indica de qualité supérieure a fait grimper les cours internationaux du riz pour le sixième mois consécutif. En ce qui concerne le maïs, l'offre mondiale abondante a empêché une forte augmentation des prix à l'exportation, souligne la FAO dans un communiqué.

Quant aux huiles végétales, leur indice a progressé de 4,7%, après trois mois de baisses consécutives. L'inversion de tendance observée en mai reflète principalement la hausse des prix des huiles de palme et de soja. Les cours de l'huile de palme se sont affermis en raison de l'augmentation de la demande mondiale à l'importation, qui a maintenu les réserves mondiales à un niveau bas. On observe une courbe analogue pour l'huile de soja, à la faveur des prévisions indiquant que la consommation resterait soutenue, en particulier aux États-Unis. Sur ces deux marchés, la demande, plus vigoureuse que d'ordinaire, a davantage pesé que les perspectives d'amélioration des réserves mondiales, lesquelles sont de nature à faire fléchir les cours.

L'indice FAO des prix des produits laitiers affiche pour sa part une hausse de 5,1% en mai. Cependant, les cours sont encore bas, 30% en dessous du niveau record atteint en février 2014. Tous les produits ont augmenté : le beurre soutenu par une forte demande intérieure en Europe et en Amérique du Nord ; et la hausse des cours du lait écrémé en poudre a, quant à elle, été limitée en raison de l'ampleur des stocks d'intervention dans l'Union européenne.

L'indice FAO des prix de la viande a gagné 1,5% poursuivant ainsi la succession de hausses modestes observées depuis le début de l'année. Les cours des viandes porcine, bovine et ovine ont augmenté, ceux de la volaille sont restés stables. L'augmentation des prix de la viande porcine s'explique par une demande soutenue, celle des prix de la viande bovine par le caractère limité des disponibilités à l'exportation en Océanie. Les prix de la viande ovine ont dans le même temps gonflé pour le troisième mois consécutif, stimulés par une réduction des disponibilités exportables.

L'indice FAO des prix du sucre a chuté de 2,3%, et accuse ainsi son niveau le plus bas depuis treize mois. Les cours du sucre ont fortement pâti d'une production plus importante que prévue dans la région centre-sud du Brésil, à laquelle s'est ajouté le décrochage soudain du réal brésilien, qui a découragé le broyage de canne à sucre à des fins de production d'éthanol sur le marché intérieur et a favorisé les exportations de sucre relativement plus lucratives.

Les perspectives d'exportations plus importantes du Pakistan et la décision de la Chine d'imposer des droits de douane élevés sur les importations, au-delà des engagements pris à l'OMC en matière de contingents tarifaires, ont accentué la pression à la baisse sur les cours internationaux du sucre.

Source : FAO