Ils entendent ainsi jouer un rôle plus accru sur le marché international des fèves, en guise de réaction à la baisse des cours observées depuis le dernier trimestre 2016.

Les pays membres de la COPAL (l’alliance des pays producteurs de cacao), une organisation qui regroupe 6 pays africains représentant 75% de la production mondiale de cacao, veulent jouer un rôle majeur sur le marché international des fèves.

Il y a trois ans, les instances de l’organisation, créée en janvier 1962 à Abidjan, avaient décidé de sa réforme afin de lui insuffler un nouveau dynamisme en vue de répondre aux attentes des économies en quête de prix plus rémunérateurs et plus stables. Et le comité technique mis en place à cet effet a clos ses travaux le 7 février dernier à Grand-Bassam Bassam, en Côte d’Ivoire, au cours d’un conclave réunissant les experts des pays membres africains.

Tout l’enjeu est de renforcer le COPAL pour en faire un organe de concertation de premier plan des pays producteurs (à la différence de l’ICCO qui regroupe à la fois producteurs et consommateurs) de sorte à influer sur l’évolution des cours du cacao. 

« Une bonne politique de concertation entre les pays membres peut leur permettre de peser sur le marché international du cacao ; il existe des stratégies efficaces en la matière » a souligné Aly Touré, président du comité technique et par ailleurs représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Organisations des produits de base à Londres.

Sans dévoiler les grandes conclusions des travaux qui seront soumis aux Etats membres, Aly Touré a toutefois relevé que le comité propose une réduction du barème de cotisation des Etats et l’allègement du secrétariat général de l’organisation. L’idée est rendre la COPAL plus efficace et susciter un intérêt grandissant de pays producteurs comme le Brésil,  l’Indonésie ou encore la Malaisie. Après avoir atteint un pic de 2 836 dollars la tonne en octobre 2016 à la bourse de New York les cours du cacao se sont depuis affaissés pour s’échanger autour de 2 030 la tonne ce 9 février. Un manque à gagner pour les Etats mais aussi pour les paysans.

Pour rappel, la COPAL, basée à Lagos au Nigéria, est une organisation intergouvernementale qui regroupe, au niveau du continent, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Nigéria, le Cameroun et le Gabon.