Une réunion allant dans ce sens a été tenue ce 21 novembre 2018, par le ministre d’Etat en charge des Affaires étrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l’Intégration régionale, Régis Immongault avec le corps diplomatique accrédité au Gabon et le Conseil climat sur l'initiative d'adaptation pour l'Afrique à Libreville.

Cette rencontre était axée sur deux points. Le premier consistait à faire le point de l'évolution sur l'initiative africaine pour l'adaptation au niveau diplomatique. « Au mois d'août dernier, avant que le Gabon n'aille à l'Assemblée générale des Nations Unies, nous avons rencontré le corps diplomatique pour parler de cette Initiative pour les pays africains, en vue de mettre en place, des stratégies pour mieux gérer l'impact des changements climatiques sur les économies africaines », a indiqué le ministre Régis immongault. 

Avant d’ajouter que « Lors de cette rencontre nous avons promis revenir pour faire le point après la table ronde qui s'est déroulée à New-York. Il nous fallait identifier de façon précise quels sont les projets qui peuvent permettre à l'Afrique de répondre à ce challenge d'avoir des économies qui tiennent compte de tout cela ».

Pour la préparation de cette 24e Conférence internationale sur le climat en Pologne, où le Gabon sera d’ailleurs présent, Régis Immongault a réitéré la politique impulsée par le chef de l'État Ali Bongo Ondimba en la matière. « Il était pour nous nécessaire de dire exactement quelle sera la stratégie gabonaise à cet événement, comment nous allons nous positionner. Il fallait la partager aux diplomates ici présents pour que ce message puisse être relayé dans leurs pays » a confié le ministre Immongault.

Occasion pour le doyen des ambassadeurs, Philippe Mangou, ambassadeur de Côte d'Ivoire au Gabon de rappeler que cette lutte concerne tout le monde. « Nous sommes venus à l'invitation de monsieur le ministre pour partager un certain nombre d'informations sur la lutte que les États mènent contre les changements climatiques. Nous saluons l'action efficace que mène le président Ali Bongo Ondimba en ce qui concerne la lutte contre les changements climatiques. Nous avons souhaité que les engagements pris à la COP21 soient effectifs à la COP24 », a expliqué Philippe Mangou.

Pour Stephen Jackson, le chef du système des Nations unies au Gabon, « les Nations Unies continuent à saluer le leadership du Gabon sur le continent africain mais aussi sur toute la planète entièrement dans les questions de changement climatiques, de conservation de la biodiversité. Dans ce cadre, le Gabon a été désigné par l'Union africaine comme champion de cette Initiative d'adaptation africaine. Nous Avons salué aujourd'hui les premiers fruits de nos rencontres. Il y a désormais un partenariat avec l'Inde. C'est une contribution d'un million de dollars pour renforcer les services d'information climatique, pour un meilleur système d'alerte jour par jour pour les agriculteurs, les pêcheurs et autres. Mais aussi pour une meilleure modélisation du changement climatique. Nous sommes en étroite discussion avec des partenaires pour encore créer des projets de ce genre dans d'autres pays qui sont cibles par cette Initiative africaine d'adaptation. Je suis très confiant que cette Initiative avancera davantage grâce au leadership du Gabon », a-t-il déclaré. 

Le vœux émis par toutes les parties-prenantes à cette séance de travail est que la communauté internationale puisse aider l'Afrique, très exposé aux effets du changement climatique, à ne pas compromettre l'atteinte des ODD à l'horizon 2030.