Le Comité régional des Nations Unies sur la gestion mondiale de l’information géospatiale en Afrique (UN-GGIM : Afrique) s’est achevé ce jeudi 04 octobre 2018, avec des experts priant les dirigeants africains de donner la priorité aux dialogues nécessaires pour garantir une collaboration efficace des autorités nationales de statistique, de planification et de cartographie dans le renforcement des infrastructures et systèmes de données respectifs sur le continent.

Ceci, disent-ils, encouragera une éventuelle unification des Bureaux nationaux de statistique et des autorités nationales de cartographie, qui apportera des avantages partagés aux deux bureaux. Les délégués notent que, pour que l’Afrique puisse mettre en œuvre efficacement les programmes des ODD et de 2063, les décideurs se doivent de reconnaître qu’une connaissance approfondie des liens entre la population, les activités économiques et les zones géographiques peut permettre de mieux comprendre les principaux problèmes sociaux, économiques et environnementaux uniquement par une évaluation des données socio-économiques.

Ils recommandent que UN-GGIM : Afrique soit établi comme un cadre de gouvernance global dans le domaine de la gestion de l’information géospatiale, de la science et de la technologie, afin de garantir sa capacité à adapter les politiques et les actions stratégiques de sorte à traiter des questions présentant un intérêt particulier pour l’Afrique et aussi garantir que les organes nationaux soient capables de répondre aux préoccupations uniques de l’Afrique.

Les participants invitent la Commission économique pour l’Afrique (CEA), la Commission de l’Union africaine (CUA) et d’autres institutions panafricaines à collaborer pour promouvoir et défendre l’importance de l’information géospatiale dans la réalisation des Objectifs de développement durable aux niveaux national, régional et international. La promotion du commerce et de l’intégration régionale est également d’une importance cruciale.

La CEA et UN-GGIM : Afrique sont instamment priées de poursuivre l’élaboration du cadre statistique spatial africain et des directives relatives aux stratégies nationales dudit domaine pour le développement des statistiques.

Les participants prennent note des programmes de renforcement des capacités statistiques de leurs partenaires et leur recommandent de favoriser les synergies et de coordonner les actions visant à soutenir les systèmes statistiques nationaux en matière de ressources financières, techniques et humaines. Les délégués étaient issus d’États membres avec des experts africains du domaine et d’ailleurs étaient également présents.