Le rapport trimestriel de l’exécution budgétaire du premier trimestre 2017 vient d’être rendu public. Il fait état d’une gestion budgétaire prudente en conformité avec les principes de la Loi organique relative aux Lois de Finances et à l’exécution du budget (LOLFEB).

La gestion des finances publiques gage de la bonne gouvernance et de la performance budgétaire constituent désormais les deux impératifs qui guident l’action de l’Etat en matière de finances publiques. Dans cette logique, la publication, il y a quelques jours, par le ministère du Budget et des Comptes publics du premier rapport trimestriel de l’exécution budgétaire 2017, témoigne de ce principe de transparence de la part du gouvernement, dont l’objectif premier est de permettre aux élus ainsi qu’aux citoyens, d’obtenir une plus grande lisibilité sur l’exécution du budget et l’application de la loi de finances.

Cet exercice a ainsi permis de comprendre qu’au 31 mars 2017, le montant total des ressources du budget général atteint 350,6 milliards de FCFA, pour un objectif prévisionnel de 437,8 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 80%. Comparées à la même période de 2016, les recettes du budget général sont toutefois en amélioration de plus de 6 milliards de Francs CFA.

L’encaissement des recettes fiscales est largement inférieur aux encaissements enregistrés à la même période de 2016 et aux prévisions qui sous-tendent la loi de finances 2017. Ainsi, le taux de réalisation représente 61% des prévisions trimestrielles, chacune des recettes ayant enregistré des moins-values importantes. 

Cette sous-exécution, indique au ministère du Budget et des Comptes publics, s’explique essentiellement par une révision à la baisse des hypothèses macro-économiques sous-jacentes à la loi de finances et, notamment, à une reprise plus tardive que prévue de la croissance économique. Pour rappel, la LF 2017 reposait sur une hypothèse de croissance de 4,5 % du PIB).

S’agissant particulièrement des droits et taxes de douanes qui ont connu un taux d’encaissement de 68%, la moins-value s’explique essentiellement par une augmentation des dépenses fiscales et un ralentissement de la demande intérieure. De nouveaux dispositifs de contrôle ont, par ailleurs, été mis en place par la Direction générale des douanes et des droits indirects à la fin du mois de février et devraient permettre d’améliorer le recouvrement tout au long de l’année.

S’agissant des recettes non fiscales, elles affichent un taux de rendement plus que satisfaisant à cette période. En effet, par rapport à la prévision trimestrielle, lesdites recettes enregistrent un taux de réalisation de 131%. Cette trajectoire s’explique par la bonne tenue de l’ensemble des recettes non fiscales à l’exception de celles du domaine foncier, dans le sillage des revenus du domaine pétrolier. 

Ces derniers dépassent largement l’objectif trimestriel (taux d’encaissement de 136 %), en raison de la hausse des prix du pétrole, consécutive à la décision de l’OPEP, à la fin de l’année dernière, de diminuer les productions de pétrole. L’hypothèse retenue dans la loi de finances était de 40$ le baril alors que celui-ci a dépassé les 50$, au cours du premier trimestre 2017. Il est toutefois important de rappeler que la publication de ce rapport trimestriel vise à la fois, à porter une appréciation sur la qualité de l’exécution au regard, non seulement, de la loi de finances votée, mais aussi des normes budgétaires et comptables en vigueur.