C’est le moins que l’on puisse dire, au lendemain de la descente du Directeur du cabinet du président de la République, Brice Laccruche Alihanga sur le site de la décharge de publique de Mindoubé

Dépassée par le taux d’ordures ménagères du fait de multiples raisons, la capitale Libreville devrait peut-être renouer avec l’air pur. Sur instruction du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, le Directeur du cabinet du président de la République, Brice Laccruche Alihanga est allé s’enquérir de la situation, ce 24 mai 2018, sur le site de la décharge publique de Mindoubé.

Cette visite effectuée en compagnie des directeurs généraux d’Averda, d’Agli et de Clean Africa a donc été l'occasion pour le DCPR de délivrer le message de fermeté du chef de l’Etat, qui exige que la situation soit rapidement  résolue. A l'issue des échanges entre les différentes parties impliquées dans ce dossier, une  opération d’urgence financée par l’Etat, a finalement été décidée de commun accord.

Cette opération d’urgence qui devait en principe démarrer ce 24 mai 2018 est supposée s’étalée sur une dizaine de jours, soit le temps nécessaire pour assurer le retour à la normale, dans les plus brefs délais, du rythme de ramassage des ordures, a indiqué Brice Laccruche Alihanga. Dans ce cadre, les capacités de collecte d'Agli et d'Averda seront renforcées avec l’appui financier de l’Etat pour atteindre le rythme de 1000 tonnes / jour (sachant que Libreville produit en moyenne 600 tonnes / jour). Quant à Clean Africa, elle entreprendra les travaux nécessaires qui permettront de faciliter l’accès à la décharge de Mindoubé. C’est ce que prévoit le dispositif dans le très court terme.

Mais à moyen terme, l'opération débouchera sur un plan d’action plus global, destiné à résoudre de manière structurelle et pérenne le problème de gestion des déchets dans la capitale gabonaise. Dans ce cadre, la construction d’un site abritant une nouvelle décharge respectant les normes environnementales les plus strictes, ainsi qu'un dispositif de retraitement et de valorisation des déchets sont entre autres envisagés.

Conscient des l'enjeux et de l'impérieuse nécessité de cette opération tant sur le plan sanitaire, économique qu’environnemental, Brice Laccruche Alihanga a indiqué qu’il «s'agit de résoudre efficacement, rapidement et durablement ce problème d'ordures ménagères à Libreville. Il en va de la santé de nos concitoyens comme du respect de l'environnement, deux exigences chères au chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba.», a-t-il conclu.