Les projets de construction des centrales hydroélectriques de Ngoulmendjim et de Dibwangui sont entrés dans leur phase décisive. 

Une étape capitale pour leur matérialisation  a été franchie lors du forum annuel des Fonds souverains des pays membres de la Banque islamique de développement, tenu du 9 au 10 mai 2018, à Libreville au Gabon. A l’occasion de cette rencontre le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS) et le groupe Eranove ont lancé les sociétés Asokh Energy et Louetsi Hydro pour porter ces deux projets hydroélectriques. 

Cet acte constitue une étape décisive après la signature, le 21 octobre 2016, de deux conventions de concession pour la conception, le financement, la construction et l’exploitation de ces centrales hydroélectriques entre la République gabonaise et le groupement FGIS/Eranove. Selon les autorités gabonaises, la construction de ces centrales hydroélectriques devrait permettre d’accroître la part de l’énergie hydroélectrique dans son mix énergétique. Elle devrait également contribuer à répondre à la double volonté du gouvernement de sécuriser l’offre énergétique dans les grands centres urbains et péri-urbains du pays.

La centrale de Ngoulmendjim qui sera située sur le fleuve Komo, à 125 km de Libreville, aura une puissance estimée à au moins 73 MW, avec un productible annuel estimé de 550 gigawatt/heures (Gwh), devrait répondre au besoin d’énergie de plus de 500 000 habitants. Quant à celui de Dibwangui prévu sur la rivière Louetsi, au sud-ouest du pays, à 152 kilomètres de Mouila, il sera dotée d’une puissance estimée à 15 MW et d’un productible annuel estimé à 90 Gwh. Il devrait avoir un impact sur plus de 88 000 habitants.

Tous ces projets «s’inscrivent dans le cadre de la ‘’Vision du Gabon Émergent à l’horizon 2025’’ dont l’objectif est de couvrir l’ensemble des besoins énergétiques du Réseau Interconnecté de Libreville et ses environs par une offre compétitive, durable et créatrice d’emplois », indique Serge Thierry Mickoto, l’Administrateur directeur général du FGIS.

Pour sa part, Marc Albérola, Directeur général du Groupe industriel panafricain Eranove, met en avant, la parfaite collaboration qui existe entre le gouvernement gabionnais et son entreprise. « Nous nous félicitons de la franche et étroite collaboration avec la République gabonaise et le FGIS. Je tiens ici à les remercier».  Et d’ajouter «Les deux centrales hydroélectriques en développement permettront au Gabon de mieux satisfaire ses besoins en énergie, au grand bénéfice de ses populations et de son développement industriel tout en contribuant à la valorisation de son immense potentiel hydroélectrique».