C’était dans le cadre de l’opération Aigle-douanes lancée au mois de novembre 2017.

Les douanes gabonaises viennent de réaliser une grosse prise. Elles viennent en effet de mettrec la main sur un important stock de 40100 ouvrages scolaires du primaire et secondaire contrefaits, en provenance de Chine et destinés à la vente à Libreville.

Selon les services des douanes, c’est en interceptent un conteneur rempli de « marchandises en vrac » que les douaniers ont mettre la main sur des colis fermés. En procédant à leur ouverture, c’est 25 700 livres dont le dépôt légal de fabrication a été fait en France, mais qui proviennent de Chine qui va être découverts. 

Fort de ces incongruités, la cellule aigle-douane a ainsi été saisie. Déployée sur le terrain, d’abord à Mont-bouët, à la recherche du propriétaire, les agents d’aigle-douane vont apprendre que ce dernier a pris la fuite en direction de l’extérieur du pays. 

Dans un deuxième temps, ils vont se rendre au quartier Sotéga, dans le 2e arrondissement de Libreville, ils finiront par tomber sur un dépôt avec 90 cartons contenant, 14 400 livres dont quelques-uns, de certains auteurs gabonais. 

Selon un officier de police judicaire, il y a une certaine complicité entre certains responsables des établissements préscolaires et primaires privés et les importateurs de ces manuels. Raison pour laquelle, bon nombre d’entre eux insistent pour que les ouvrages utilisés par les élèves soient vendus dans leurs établissements. 

Un manque à gagner pour les Editions gabonaises (EDIG), qui détiennent les droits exclusifs de reproduction de la grande majorité de ces ouvrages saisis, pour l’imprimeur Multipress et le distributeur Sogapresse, qui ont salué les efforts déployés par la douane à travers l’opération aigle-douane. 

Selon Jean-Baptiste Mombo Mouguengui, représentant de l’EDIG, "la contrefaçon cause des méventes d’ouvrages depuis deux ans déjà et met à mal la situation financière de cette maison d’édition". 

Pour rappel, l’opération ‘’aigle-douanes’’ lancée à la fin de l’année 2017, vise notamment à améliorer les recettes douanières, changer le comportement des usagers en matière de dédouanement, réduire la fraude transfrontalière et sécuriser les consommateurs par un contrôle strict aux frontières des produits à destination du marché national.