Le 28 décembre dernier, le Syndicat des pharmaciens du Gabon a donné à la CNAMGS, jusqu’au 25 janvier prochain, pour épurer sa dette. Au risque de suspendre ses services. 

Le Syndicat des pharmaciens du Gabon (SYPHARGA), réunis en assemblée générale le 28 décembre dernier, a donné à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), jusqu’au 25 janvier 2018, pour épurer sa dette qui s’élève à 3 milliards FCFA. Si cela n’est pas fait, les pharmaciens suspendront leurs services aux assurés des Fonds 2 et 3, jusqu’à l’épurement total de cette dette.

Pour la présidente du SYPHARGA, la situation actuelle ne s’explique pas d’autant plus que la convention liant la CNAMGS aux pharmacies partenaires dispose que « les règlements doivent s’effectuer tous les quinze jours ». Elle a, par la suite, qualifié d’« inquiétante » l’augmentation des impayés de la CNAMGS auprès des pharmacies. 

« Nous donnons donc à la CNAMGS, jusqu’au 25 janvier pour éponger sa dette sinon, nous suspendrons nos services auprès des assurés des Fonds 2 et 3 (Gabonais économiquement faibles et des agents du secteur public), jusqu’à l’épurement total de la dette », a-t-elle prévenu.

Une situation qui empêche le bon fonctionnement des pharmacies. Notamment, le paiement des fournisseurs nationaux et des centrales d’achat basées à l’étranger. Un fait qui engendre une perte de confiance de la part de leurs partenaires d’affaires à leur égard.  

Notons qu’en juillet dernier, le SYPHARGA, avait déjà menacé de suspendre ses services si la dette qui s’élevait à 4 milliards FCFA n’était pas épongée. Quelques jours après, la CNAMGS qui avait accusé un « dysfonctionnement de la chaine de dépense », avait épuré la dette de moitié.