C’était au terme des délibérations du Conseil d’administration sur le Gabon, tenues le 21 décembre 2017, à Washington. 

En achevant sa première revue de l’accord élargi conclu avec le Gabon au titre du mécanisme élargi de crédit, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), réuni le 21 décembre a approuvé un décaissement de 101,1 millions de dollars en faveur du Gabon

L’issue de cette première revue a ouvert la voie au décaissement d’environ 101,1 millions de dollars. Soit, un peu plus de 56 milliards de FCFA. 6 mois après avoir bénéficié d’un prêt étendu sur trois ans, d’un montant de 642 millions de dollars, le Gabon reçoit un autre décaissement. Ce qui porte le total des montants décaissés jusqu’à présent dans le cadre de l’accord à environ 202,3 millions de dollars. Toute chose qui porterait à croire que l’institution financière internationale se satisfait des efforts du Gabon à respecter l’accord.

«Les résultats obtenus par le Gabon dans le cadre du programme ont été globalement satisfaisants » a déclaré Tao Zhang, directeur général adjoint et Président par intérim du conseil. Selon lui, « bien que situation économique demeure délicate, certains signes laissent entrevoir un retournement de la tendance descendante ». 

Des perspectives économiques encourageantes

Selon l’institution, en 2017 la production pétrolière sera inférieure aux prévisions. D’où une légère révision à la baisse du taux de croissance, de 1 % à 0,8 %. Cependant l’activité dans les autres secteurs de l’économie se stabilise. En outre, poursuit-elle, la croissance devrait connaître un rebond en 2018, grâce au redressement des cours du pétrole, à la vigueur des autres matières premières et au renforcement de la confiance du secteur privé.

«L’assainissement budgétaire appuie l’ajustement extérieur et contribue à maîtriser l’endettement public, mais il est nécessaire de réduire davantage le déficit pour placer la dette sur une trajectoire résolument descendante et pour commencer à épargner une partie des recettes pétrolières du pays afin de renforcer la résilience face aux chocs » a souligné le FMI.

Pour l’institution,  des marges de manœuvre plus amples devraient permettre d’atténuer les considérables risques qui pèsent à court terme sur le plan de redressement économique du Gabon, dont ceux liés à la volatilité des recettes pétrolières. 

«En achevant la première revue, le Conseil d’administration a approuvé la demande des autorités en faveur d’une dérogation pour non-observation du critère de réalisation continu relatif au plafond pour l’accumulation de nouveaux arriérés extérieurs de paiement par l’administration centrale » a indiqué le FMI.

Si d’aucuns peuvent s’interroger sur l’orientation des montants décaissés, au ministère du Budget, l’on indique que 60% ont été affectés au remboursement des dettes intérieures et extérieures tandis que les autres 40% ont été alloués aux projets d’investissements porteurs de croissance.