Le sénateur de Moabi va se départir de son écharpe du Parlement pour s’occuper du logement des Gabonais et de l’urbanisation du pays. 

C’est désormais sur cet homme (voir photo) que repose l’implémentation au Gabon de la vision du président de la République en matière d’habitat et de la modernisation de l’espace urbain. Josué Mbadinga Mbadinga a en effet été promue ministre d’Etat, ministre de l’Habitat, de la ville et de l’urbanisation dans la soirée du jeudi 7 septembre 2017, en remplacement de Bruno Ben Moubamba qui s’occupait de ce pan depuis le 2 octobre 2016. 

Agé de 55 ans, Josué Mbadinga Mbadinga n’est pas un inconnu dans le landerneau politique gabonais. Actuel sénateur de Moabi, dans la province de la Nyanga, il a fait ses armes et gravi différents échelons au sein du Parti démocratique gabonais (PDG) dont il est aujourd’hui le 4e secrétaire. Il a par ailleurs été député, toujours pour cette localité, entre 1997 et 2001, avant d’être élu sénateur en 2009. 

Ce n’est pas un novice non plus dans les hautes sphères administratives de l’Etat. Josué Mbadinga Mbadinga rejoint les rangs du gouvernement en 2007 où il va gérer, jusqu’en 2009, trois départements ministériels : Relations avec le Parlement ; Logement, habitat et urbanisme ; Suivi de l’action gouvernementale et évaluation des politiques. Si on peut le dire, c’est un peu un retour à la maison qu’il effectue en étant nommé au ministère de l’Habitat. 

Rappelons que cet administrateur civil en chef a eu une longue et riche carrière comme fonctionnaire. Entré comme chargé d’études au ministère de l’Intérieur en 1989, il a été secrétaire général de la province de la Nyanga (1990), directeur de cabinet ministériel entre 1991 et 1996, secrétaire général du ministère des relations avec le Parlement (2002-2005), et aussi directeur de cabinet adjoint du premier ministre (2006-2007). 

A l’analyse, pour remplacer Bruno Ben Moubamba, le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet a décidé de copter un homme aguerri aux usages de l’administration publique, qui ne sera pas prompt à ramer à contre-courant des valeurs auxquelles on attache de l’importance au sein du gouvernement à savoir la solidarité, la réserve et le respect de la hiérarchie.