Le Système des Nations Unies à un nouveau coordinateur pour le Gabon.

Après le départ de Marie-Evelyne Pétrus-Barry, c’est Stephen Jackson qui est désormais le nouveau Coordinateur du Système des Nations Unies et Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Gabon.

Stephen Jackson va poursuivre les actions initiées par Pétrus-Barry, notamment en ce qui concerne la nouvelle considération du rôle et de l’appui du système des Nations Unies pour le pays. Nul doute que la mise en œuvre du Plan-cadre des Nations Unies pour l’Aide au Développement (PNUAD) pour la période 2018-2022, fera partie de l’une de ses principales missions en terre gabonaise.

Avant son arrivée à Libreville, Stephen Jackson a auparavant été chef du secrétariat à l’Examen de la consolidation de la paix des Nations Unies, chef de Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB), chef d’équipe de l’unité de planification des politiques de DPA et chef d’équipe pour la région des grands Lacs.

Il a également travaillé comme conseiller senior du Représentant spécial adjoint du secrétaire général et chef de Bureau de la mission des Nations Unies en République démocratique du Congo.

Titulaire d’un doctorat en anthropologie, Stephen Jackson a été, de 2002 à 2006, directeur adjoint du Forum sur la prévention des conflits et la paix (CPPF) au Conseil de recherches en sciences sociales (SSRC) à New York, avant de rejoindre le système des Nations Unies.

C’est également un polyglotte détenteur d’un master en administration publique de l’Université de Princeton, à New Jersey, aux Etats-Unis, et d’un Bachelor en mathématiques obtenu au Trinity College de Dublin, en Irlande.

Pour rappel, c’est en Novembre 1974 qu’un accord cadre est signé entre le PNUD et la République gabonaise. Il s’agissait pour le PNUD d’aider le gouvernement gabonais à mener à bien ses projets de développement économique, de progrès social et de bonnes conditions de vie pour les populations. L’assistance se limitant aux demandes présentées par le Gouvernement et approuvées par le PNUD, sous réserve des fonds disponibles.

Après 43 années de partenariat, le 21 juillet 2017, le gouvernement gabonais et le PNUD ont procédé à la signature d’un nouveau Plan pour l’aide au développement au Gabon (PNUAD). Ce plan a pour objectif de lutter contre la précarité et les inégalités sociales, en offrant des services sociaux de base aux communautés vulnérables.

Sa mise en œuvre va nécessiter la mobilisation de 4,2 milliards FCFA. Mais, la recherche des fonds devant couvrir cette enveloppe doit encore être couverte à hauteur de 60%. Dans un contexte de conjoncture due à la chute des prix du baril de pétrole et qui a une incidence sur l’économie gabonaise, Régis Immongault représentant la partie gabonaise, n’a pas manqué de souligner l’importance que revêt la mise en œuvre de ce plan en partenariat avec le PNUD.

«Le gouvernement, suite aux instructions du président de la République, a élaboré un programme de relance économique triennal 2017-2019 qui prend en compte le maintien de l’effort de diversification de la base productrice, la priorisation des investissements structurants, la maîtrise des finances publiques, la stabilisation du cadre macroéconomique et la conservation de l’effort en faveur des secteurs sociaux», avait-il souligné.

La gestion de ce nouveau plan cadre sera pilotée par un comité afin de veiller à la bonne gouvernance. « Ce comité veillera à la bonne mise en œuvre du PNUAD, en assurera le suivi et fera les ajustements nécessaires à l’issue de chaque évaluation. Ce PNUAD a été élaboré dans un contexte économique et financier difficile. Il nous faudra pourtant mobiliser des ressources financières pour le mettre en œuvre », avait expliqué, Marie-Evelyne Petrus Barry.

Les domaines pris en compte par ce plan cadre concernent essentiellement les droits de l’Homme, le genre et l’autonomisation des femmes, l’équité et l’éradication des inégalités de manière inclusive, la durabilité environnementale et la résilience. Il porte également sur la gouvernance, les services sociaux de base, la croissance diversifiée et le développement durable.