Soit une augmentation de 1,6% par rapport à l’année 2016. 

Selon le ministère de la Fonction publique, cette variation est liée l’augmentation de ses effectifs (+2,3%), suite à la mise sous solde, au premier semestre, des agents de plusieurs départements tels l’administration économique et l’administration centrale. Par contre, les effectifs de la main d’œuvre non permanente ont baissé de 2,2% par rapport à la même période en 2016. Cette situation est essentiellement liée au non remplacement systématique des départs à la retraite.

Variation des effectifs par département 

Au cours de la période sous-revue, les effectifs de la fonction publique ont progressé de 2,3% comparativement à la même période en 2016. Cette variation est liée aux augmentations des effectifs observées dans l’administration économique (+10,9%) et l’administration centrale (+7,5%).

Les autres administrations ont connu des évolutions marginales : l’administration de l’éducation (+0,2%) ; l’administration public (+0,3%) ; l’administration sociale (+0,5%). En lien avec la politique de maitrise des effectifs de l’administration publique, certaines administrations ont vu leurs effectifs baisser. Il s’agit des administrations de transport (-2,2%) ; ainsi que les Autres administrations (-34,8%).

Structure des effectifs de la fonction publique 

Excepté les cas particuliers, les contractuels hors statut et les militaires, les autres agents de l’Etat sont repartis en cinq catégories (A1, A2, B1, B2 et C). En fin décembre 2017, l’analyse de la structure des agents publics par catégorie montre que l’administration est essentiellement composée des agents de catégorie B1 (15 106 agents), suivi des agents de catégorie A1 (14 080 agents), des agents de B2 (13 948 agents), des A2 (12 097 agents) et des C (3701 agents).

Les salaires 

La masse salariale du secteur public exécutée à fin décembre 2017, a légèrement décélérée de 0,1% pour s’établir à 767,6 milliards de FCFA comparativement à 2016. Cette régression est impactée par la baisse des rémunérations de la main d’œuvre non permanente (-17,1%) et celle des collectivités locales (-7,7%) malgré la quasi-stabilité de l’administration centrale (+0,6%).

Solde permanente par administration 

La légère hausse de la masse salariale de l’administration centrale située à 650,2 milliards de FCFA à cette période est liée à la régularisation des situations administratives des agents en présalaire précédemment en attente des postes budgétaires et quelques recrutements effectués en particulier dans l’administration générale. 

Cette tendance est l’impact des actions stratégiques soutenues de l’Etat relatives à la maitrise des dépenses publiques dont la masse salariale. Par ailleurs la masse salariale a baissé au sein des administrations : du transport (-7,3%) ; du développement (-4,1%) en raison de la mise à la retraite systématique des agents de la fonction publique ayant atteint la limite d’âge requis.

Masse salariale de la main d’œuvre non permanente 

La masse salariale de la Main d’œuvre non permanente (MONP) en fin décembre 2017, a baissé de 17,1% pour se situer à 49,3 milliards de FCFA. Ce repli résulte de la maitrise des effectifs de cette catégorie d’agents suit au gel de recrutement, et au non remplacement systématique des postes vacants.