C’est au cours d’une assemblée générale tenue le 4 octobre 2018, que les agents des régies financières ont décidé d’une grève générale et illimité, jusqu’à a satisfaction totale de leurs revendications.

 

Les agents des régies financières, réunies en assemblée générale, ce 4 octobre, ont décidé de l’entame d’une grève générale et illimitée, dont le piquet de grève se fera, au ministère de Budget et des comptes, jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications, par le gouvernement.

Elles sont au nombre de cinq, les revendications inscrites dans le cahier de charges de ces agents. Il s’agit de, la mise en place d’un cadre juridique des primes, l’harmonisation des grilles de paiement des primes, la régulation des situations administratives de certains agents de ce secteur d’activité, la publication sans délais des résultats de l’audit des effectifs et des primes et le respect des engagements pris notamment, le payement au dernier jour ouvrable du mois.

Du déjà entendu, peut-on dire à la lecture des point inscrit dans ce cahier de charges d’autant plus que, cette grève des régies financières, loin d’être la première du genre, est latente depuis de nombreux mois malgré les interventions des uns et des autres pour calmer le jeu dans ce secteur, mais rien n’y fit.

L’on se souviendra qu’en novembre 2017 déjà, les syndicalistes des régies financières avaient demandé et obtenu du gouvernement, la mise en place d’un comité tripartite des partenaires des régies financières sous la « clairevoyance » du cabinet du président de la République pour le suivi de ce dossier. Ses discussions devaient déboucher sur la mise en place, d’un nouveau système de paiement des agents des régies financières,  axé sur la « responsabilité, le désintérêt et la performance des régies financières ». 

Au lieu de cela, c’est d’une souris blanche que ce comité a accouché, avec en prime, l’arrêt des négociations entre les différentes parties concernées par cette grève. Résultat, une récurrence de grève, qui ne cesse de perturber les activités dans ce secteur, pourtant, important dans l’apport des recettes à l’Etat.