Réformer et moderniser le service public est un des objectifs premier du gouvernement gabonais au regard du déséquilibre observé entre la baisse des investissements et les dépenses liées à la masse salariale. 

C’est dans cette optique que le ministre de la Fonction publique, Ali Akbar Onanga a donné, le 12 juillet dernier, une conférence de presse sur la maitrise et l’optimisation de la masse salariale. Pour cette circonstance, il s’est mué en pédagogue pour expliquer aux hommes et femmes de médias, le bien-fondé des mesures de redressement en lien avec le ministère dont il a la charge.

Selon lui, les résultats de la task force, ont révélé un déséquilibre énorme dans les finances publiques qui se présente sous la forme d’une diminution constante de l’investissement dont l’une des causes est le poids énorme de la masse salariale. Il est donc impératif d’inverser la tendance en maîtrisant les flux d’entrée à la fonction publique, de sorte que des économies soient engrangées et orientées vers le financement des politiques publiques bénéfiques aux couches sociales les plus vulnérables.

« La maîtrise et l’optimisation de la masse salariale sont des impératifs de gestion dans l’état actuel des finances publiques, (…) la situation actuelle ne permet plus à la Fonction Publique d’assumer sa mission principale. Ces mesures visent principalement à ramener la masse salariale mensuelle à 40 milliards FCFA en 2018 et à 35 milliards FCFA en 2019 pour atteindre un objectif d’économie globale de 70 milliards par an en fin d’année, et parvenir finalement à une masse salariale qui va plafonner autour de 400 milliards par an dans trois ans, stabiliser la masse salariale de façon durable, mettre en place des mesures structurelles de gestion des ressources humaines et de la paie », a expliqué le ministre de la Fonction publique.