Après l’échec des négociations entamées le 29 juin dernier, entre la direction générale de Total Gabon et ses employés affiliés à l'Organisation Nationale des Employés du Pétrole (ONEP), Arnaud Engandji, le ministre du Travail relance les pourparlers pour tenter de désamorcer la crise.  

Entamées le 29 juin dernier, les échanges entre les différentes parties sur les 12 points inscrits dans le cahier de charges des salariés se sont soldés en échec. De ce fait, le ministre du travail et de l’emploi, Arnaud Engandji  a invité les parties prenantes à poursuivre les discussions à Libreville en vue de trouver des solutions pérennes à la menace  de grève lancée par les travailleurs de Total Gabon en vue de faire entendre leurs revendications et qui pourraient couter cher à l’entreprise pétrolière.

Des pertes que Total Gabon voudrait éviter en faisant intervenir sur ses plates formes, du personnel externe à l’entreprise pour remplacer les employés grévistes. Ce que les employés ne tolèrent pas. « 2014 ne sera pas 2018 », indique le syndicat avant de poursuivre que, « depuis l’annonce par notre syndicat du dépôt imminent d’un préavis de grève, Total Gabon a déployé le personnel de l’entreprise EMTP sur ses installations.(…)« Nous déplorons la stratégie de la direction générale qui consiste à planifier une entrave à la grève au lieu de se concentrer à apporter des solutions aux revendications légitimes de ses employés », dénonce les travailleurs  et les délégués du personnel de Total Gabon. 

L’intervention du ministre du Travail dans ce conflit est donc pour les uns et les autres, la rencontre des solutions durables, même si l’ONEP a demandé à ses travailleurs de se tenir prêt.