La Fédération syndicale des régies financières et des administrations assimilées (FESYREFAA), a annoncé, le week-end dernier, la suspension pour un mois de leur mouvement d’humeur, débuté, il y a quelques semaines. Pour cause, l’entame de nouvelles négociations.

Sept mois après le début des négociations entamées avec leur hiérarchie au sortir d’une de leur grève, les agents des régies financières affiliées à la FESYREFAA, observant une certaine latence dans l’évolution de leur situation, étaient entrés en grève, il y a quelques semaines. Le week-end écoulé, ils ont annoncé la suspension pour un mois de ce mouvement du fait, d’être entré dans de nouvelles négociations. Notamment, avec le ministre d’Etat, ministre du Budget et des comptes publics, Jean-Fidele Otandault.

« Le ministre d’Etat a été attentif à notre doléance et, il nous a fait la demande de suspendre le mouvement de grève pour retourner sur la table des négociations parce que, celles-ci butaient sur le fait que, certaines administrations rechignaient à lancer l’audit de leurs effectifs alors que nous devons savoir à qui ont paye et qui émarge aux régies et y travaillent réellement.», a confié, Erisco Wilfried Mvou-Ossialas, 1er vice-président et porte-parole de la FESYREFAA.

Cependant, pour lui, au-delà de cet accord de lancer l’audit de la FSYREFAA qui a conduit à la suspension de leur grève pour un mois, leur principale revendication reste, la signature du décret présidentiel « qui permettra de sécuriser nos primes et de définir ce qui nous reviendra désormais de droit car ceux qui remplissent les caisses de l’Etat doivent avoir leur part de façon pérenne », a-t-il poursuivi. Ce qui pourra donner lieu à un nouveau mouvement d’humeur et donc de nouvelles pertes d’argent. Car, chaque jour de grève de ce secteur d’activités, entraîne un manque à gagner de près d'un milliard de FCFA, à l'Etat.