A l’instar de la communauté internationale, le Gabon a célébré la journée internationale de la liberté de la presse le 3 mai dernier. Cet événement a été ponctué par l’organisation d’une conférence avec trois thématiques.

C’est sous le thème, « médias, justice et Etat de droits : les contrepoids du pouvoir », que la communauté internationale a célébré, la journée internationale de la liberté de la presse. Occasion pour les hommes des médias, de leur tutelle et des représentants du système des nations unies, pour faire le tour de la question au Gabon, avec l’organisation d’une conférence, avec pour thèmes, « liberté de la presse, accès à l’information et élection », « le système judiciaire, à l’appui d’un bon journalisme libre et sûr » et « la liberté de la presse en ligne : améliorer l’autorégulation ».

Pour Jean-Yves Ntoutoume, représentant des médias lors de cette célébration, l’état des lieux de la presse au Gabon, n’est pas du tout reluisant. Pour appui à cette affirmation, il s’est référé au dernier rapport 2018 de Reporter sans frontière selon lequel, « le Gabon fait partie des trous noirs de l’information en Afrique. Notre pays a été classé à la 108e place comme en 2017 sur les 180 pays répertoriés par cette organisation non gouvernementale ». D’après lui, les professionnels des médias « exercent leur métier dans l’angoisse par des menaces judicaires et des arrestations ».

Ce qui ne doit pas être le cas dans un Etat qui se veut Etat de droit du fait que, pour Stéphane Jackson, « tout Etat de droit, respectueux des libertés individuelles, notamment des libertés d’opinion, de conscience et d’expression, repose sur une presse libre, indépendante, à l’abri de toute censure et de toute coercition ».

Cependant, pour le directeur de cabinet du ministre en charge de la Culture au Gabon, Helmut Moutsinga Boulingui, les médias du Gabon avancent bien dans l’ambition de se poser en contrepoids face au pouvoir même si des obstacles persistent. Il faudrait juste que les acquis soient conservés et que des efforts supplémentaires soient fournis.