C’était à la faveur d’une conférence de presse organisée par Imagine-Gabon, le 14 avril 2018.

A la faveur de cette rencontre avec les médias, le directeur de la Direction générale de la consommation et de la concurrence (DGCC), Emmanuel Eyeghe Nze (à droite de la photo), a dressé le bilan de cette initiative initiée dans le cadre de la lutte contre la vie chère, il y a aujourd’hui six mois. Selon l’exposant, le bilan de la mesure du blocage des prix des produits alimentaires importés, entrée en vigueur en juillet 2017, s’établi comme suit, dans la phase de sensibilisation, 1 513 commerces ont été visités, 1 580 structures commerciales ont été contrôlées. 509 (32.21%) respectent la réglementation en vigueur; 451 structures commerciales (42.11%) ne respectent pas les prix fixés par l’Etat.

Pour la phase de surveillance du marché, 2 170 opérateurs économiques ont été contrôlés. 321 épiceries et trois supérettes étaient conformes; 189 (21.55%) opérateurs économiques verbalisés pour non-respect des prix réglementés.Au cours de cette conférence, Emmanuel Eyeghe Nze a aussi présenté les difficultés auxquelles ses équipes et lui ont été confrontées. Parmi elles, le retard de validation des gilles provinciales des prix, la réticence et l’agressivité de certains opérateurs économiques et l’insuffisance des moyens, difficulté d’acheminement des produits vers les zones reculées.

En termes de perspectives, il a été proposé, la mise en place d’un mécanisme d’indexation des revenus au coût de la vie, ainsi qu’un minimum retraite. Aussi, la réduction de la liste des produits exonérés des droits de douane. Le rapport sera remis au gouvernement dans les tout prochains jours.