Le Centre régional d’assistance technique pour l’Afrique centrale (Afritac – centre), organise un atelier de renforcement des capacités administratives des hauts responsables budgétaires de l’Afrique centrale, à Libreville.

Cette rencontre qui s’ouvre ce 16 avril, et ce jusqu’au 16 avril 2018, est placée sous la présidence du ministre d’Etat gabonais, en charge du Budget et des Comptes publics, jean fidèle Otandault, a pour thème : «La fonction publique budgétaire face aux défis de réformes économiques et de finances publiques». Ses principaux objectifs sont d‘impulser la réflexion vers une organisation optimale de la fonction budgétaire aux niveaux central et déconcentré, d’identifier les grandes fonctions indispensables pour relever le défi de la modernisation de la gestion budgétaire, et enfin de doter les participants d’outils afin de mieux comprendre, participer et de suivre les programmes économiques de façon efficace.

Selon les experts d’Afritac – centre, cette démarche adoptée par les pays membres s’inscrit dans une dynamique de mutation de leur système de gestion des finances publiques vers les meilleurs pratiques internationales, adoptée depuis plusieurs années. Laquelle démarche, se heurte malheureusement à un certain nombre de pesanteurs qui se traduisent, par un faible niveau de transposition des directives après plusieurs années de report dans la zone CEMAC et une mise en œuvre des nouvelles dispositions des lois organiques timidement amorcée dans l’ensemble des Etats.

Faut-il le rappeler, ces derniers se trouvent confrontés à des chocs économiques de grande envergure liée à la baisse des prix du pétrole, aux conflits civils dans certains pays, aux flux de réfugiés et à la sècheresse dans les zones sahéliennes.Autre écueils et non des moindres, la croissance économique est tombée au plus bas depuis 20 ans, ce qui a conduit les pays à s’engager dans des programmes économiques avec le FMI. Ces programmes visent à faire faces aux défis urgents de rétablissement de la stabilité macroéconomique, de réforme de la gestion des ressources publiques afin d’en renforcer la transparence et préserver les dépenses sociales et de diversification des économies.

Enfin, la mise en œuvre de ces programmes incombe au premier chef aux administrations économiques et financières qui se doivent ainsi de se doter des cadres institutionnels et des processus robustes ainsi que des ressources humaines appropriées et bien au fait des enjeux.