Le premier ministre gabonais, Emmanuel Issoze Ngondet a reçu à son cabinet, le 10 avril 2018, le bureau exécutif de la Confédération patronale gabonaise (CPG), pour discuter de l’apurement de la dette intérieure.

Au cours de cette séance de travail, le bureau exécutif de la Confédération patronale gabonaise lui a fait des propositions pour une meilleure gestion de celle-ci. Ce d'autant plus, a indiqué le bureau de la CPG l’apurement de la dette intérieure constitue une nécessité dans l’amélioration du climat des affaires et la promotion des partenariats fructueux avec le milieu des affaires.

Les propositions de la CPG portent essentiellement sur « le paiement cash » et sur la TVA pour laquelle, les entreprises « sollicitent une généralisation des compensations fiscales », afin d’alléger leurs charges, leurs bilans. Pour Alain Bâ Oumar, président de la CPG, il s’agit concrètement, d’appuyer les efforts du club de Libreville pour le bien des entreprises. « Nous voulons donner plus d’éclat à l’initiative du chef de l’Etat en proposant des mécanismes pour la partie qui n’est pas prévue dans le cadre de cette initiative », a-t-il ajouté

 Emmanuel Issoze Ngondet a assuré « être à l’écoute du secteur privé mais que toutes les questions relatives aux efforts, au traitement et au remboursement global de la dette intérieure sont débattues dans un cadre tripartite » (direction générale du budget, direction générale de la dette et CPG) et « les créances de l’Etat, dans le cadre de l’apurement en cours de la dette intérieure sont traitées en accord avec le Club de Libreville ».

Notons qu’en février dernier, le gouvernement a annoncé le déblocage de 310 milliards FCFA dans le cadre de l’apurement de la dette due à 177 entreprises locales. Dans ce contexte, un organe dit « club de Libreville » a été mis en place pour la gestion de ladite dette .