A l’arrêt depuis plusieurs du fait d’un certain nombre de raisons, les travaux d’aménagement du lotissement de Mangouba pourraient reprendre très prochainement.

C’est du moins ce que l’on puisse imaginer au terme de la visite sur ce site, le 9 mars 2018 du nouveau directeur général de la Société nationale immobilière, Hermann Kamonomono, accompagné par la circonstance par l’Administrateur-Directeur général de l’UGB, Abdelaziz Yaaqoubi, et le représentant de la BICIG, tous partenaires financiers du projet.

Face au triste décor que présente aujourd’hui le site situé derrière le Stade de l’Amitié, Hermann Kamonomono a voulu redonner espoir. « Les différentes parties se sont accordées sur une feuille de route de reprise dans les meilleurs délais des travaux sur ce chantier avec l’appui du gouvernement. Le lotissement de Mangoumba permettra au finish à plus de 700 compatriotes d’accquerir une parcelle.», a-t-il indiqué.

D’une superficie de 120 ha, le chantier de Mangouba a été lancé en  2014 par la Société nationale immobilière (SNI). Pour la mise en valeur de ce terrain, la SNI avait fait le choix d’aménager une première phase de 731 parcelles sur une superficie de 75 hectares.

Le projet d’un coût total de 24 milliards de Francs CFA a bénéficié d’un financement de la part du pool bancaire composé de la BICIG et l’UGB, à hauteur de 14,3 milliards de Francs CFA ; le reliquat devant être financé par les apports des acquéreurs. Sur le plan contractuel, le marché du lotissement de Mangouba a été attribué à l’Entreprise gabonaise de carrosserie et d’acconage (EGCA), dont le patron est Mohamed Ait Ben Ali, de nationalité marocaine. 

Or, selon plusieurs investigations effectuées dans le cadre de l’opération Mamba, cet établissement n’a pas d’agrément dans le BTP. Son choix aurait été fait sur instruction de l’ex-ministre Magloire Ngambia, sans consultation de la direction générale des marchés publics (DGPM), et de la SNI, qui aurait été écartée des négociations de l’accord de prêt.