L’entreprise mise sur l’entrée des Chinois dans son capital afin de réaliser la deuxième partie de son programme d’exploitation.

Suite au contexte mondial favorable, la production du manganèse gabonais a augmenté de plus de 44%, au cours de l’année 2017.

Cette disposition a été présentée la semaine dernière, par le secrétaire général du ministère des Mines de Guinée Equatoriale, Santiago Mba Eneme, à Christian Magnagna, le ministre gabonais des Mines.

Accusé d’être à l’origine du blocage dans la satisfaction de leurs revendications posées sur la table du ministre Christian Magnagna, depuis le mois de janvier 2018, les agents du ministère des Mines en grève, demandent tout simplement le limogeage du secrétaire général.

Dans ce cadre, une séance de travail réunissant ses principaux collaborateurs a eu lieu ce 14 mars 2018 à  son cabinet.

Une séance de travail allant dans ce sens s’est tenue, le 12 mars dernier, entre le ministre des Mines, Christian Magnagna et les parlementaires de la Nyanga

Les contours de cet appui ont été tracés les 15 février dernier, à la faveur d’une audience accordée par le ministre des Mines, Christian Magnagna au représentant-résident du Fonds monétaire international (FMI) au Gabon, Marcos Poplauski Ribero.

Une importante délégation d’administrateurs du Groupe Eramet a visité, les installations industrielles de la Comilog, le 6 février 2018 à Moanda.

L’administration et les syndicats des mines s’accordent pour améliorer l’activité quotidienne

La séance de signature d’un accord-cadre, centre l’Etat gabonais et la société Havilah Consolidated Resources portant sur ce projet a eu lieu ce 02 février 2017.

Le ministre des Mines, Christian Magnagna, et le Pr Baojin Zhao représentant la société Havilah Consolidated Resources viennent de marquer le début du processus de l’exploitation du projet de fer de Milingui. Selon le ministre des Mines, au terme de cet acte, « le lancement du projet de fer de Milingui cadre fortement avec la volonté des autorités gabonaises de relancer l’économie via la diversification de ses ressources… Une volonté, une fois de plus, bien matérialisée par le secteur minier gabonais qui, en sortant d’une activité basée essentiellement sur l’exploitation du manganèse et de l’or, va dorénavant s’attaquer à l’exploitation du minerai de Fer afin de diversifier son activité et augmenter sa contribution aux ressources de l’Etat », a-t-il déclaré.

En effet, avec des réserves de l’ordre de 135 millions de tonnes, dont 18 millions de tonnes de DSO, minerai de fer de haute teneur (>50% de Fe), le gisement de fer de Milingui, près de Tchibanga, est le 2ème grand gisement de fer du Gabon derrière Belinga.

Raison pour laquelle, a-t-il ajouté, les autorités accordent un intérêt particulier à ce projet, qu’ils veulent voir être un modèle d’industrie minière favorisant le développement économique et social d’une région, notamment à travers l’employabilité des jeunes et le strict respect des normes environnementales. Pour y arriver, Christian Magnagna a rassuré ses hôtes de l’accompagnement, dont fera montre, son administration en vue de faciliter la réalisation de ce projet.

De leur côté, les dirigeants de la filiale gabonaise de la société Havilah Consolidated Resources, Havilah Mining Gabon, ont décliné l’approche préconisée du projet de Milingui. 

Selon eux, elle repose sur un développement intégré des ressources de fer et des infrastructures associées, visant à permettre une entrée en production rapide dès la 3ème année en 2020, avec pour plan d’exécution. 

Il s’agit notamment de la réalisation des études et gestion des impacts environnementaux et sociaux (EIES) relatives au projet, aussi bien en considération de la proximité de deux (2) parcs nationaux, Moukalaba-Doudou et Mayumba, des zones d’implantation d’infrastructures et du corridor de transport que des communautés riveraines ; la création des synergies avec d’autres secteurs de l’économie, à savoir l’écotourisme, la foresterie et la production alimentaire ; la valorisation des ressources de fer de Milingui par la combinaison des travaux d’exploration dite « avancée » sur des zones historiquement évaluées et l’exploration des cibles nouvellement identifiées en vue d’une évaluation complète des ressources économiquement exploitables ; et la mise en exploitation multi phasée des ressources (phase 1, 2 et 3), ainsi que le dimensionnement et le développement des infrastructures sera fonction du volume de minerai à transporter et donc de la production annuelle.

Baojin ZHAO a également  ressorti les répercussions positives que pourra charrier ce projet tant sur le plan économique que social. 

En effet, ce projet va générer 167 emplois directs et 285 emplois indirects essentiellement issus des sous-traitants, soit un total de 452 emplois pendant les phases (1 et 2) de développement de la mine et des infrastructures. Tandis que la phase 3, phase de croisière de fonctionnement du projet, emploiera 500 à 700 personnes. 

Son financement total, qui s’élève à 1 milliard de dollars américains, soit près de 600 milliards de francs CFA, sera totalement assuré par African minerals exploration and development (AMED), qui est un fonds d’investissement ayant par ailleurs dans son portefeuille, le financement de plusieurs projets miniers en Afrique sub-saharienne (Afrique du sud, Namibie, Liberia, etc…).

Notons que pour une exécution harmonieuse et réussie dudit projet, la société Havilah compte mettre sur pied une équipe pluridisciplinaire relevant de partenariats spécialisés dans chacune des activités à savoir : le forage, les infrastructures portuaires et ferroviaires, les infrastructures de la mine, la transformation et la commercialisation.

 

 

Cette ambition est portée par les excellents résultats enregistrés dans ce secteur, ces deux dernières années par le pays.