Le pays a pris part au Forum africain de l’énergie tenu du 7 au 9 juin à Copenhague au Danemark afin de présenter son potentiel énergétique et de densifier sa coopération technique.

Lors du Forum africain de l’énergie tenu à Copenhague (Danemark) du 7 au 9 juin 2017, le Gabon a présenté son volet « Gabon industriel », en faisant étalage de son potentiel énergétique estimé à 11 000 mégawatts (MW). Lors de cette rencontre à laquelle ont pris part 2 000 participants (ministres, chefs de services publics, promoteurs et investisseurs mondiaux) pour favoriser le développement de projets énergétiques en Afrique, le Gabon a fait part de son ambition de devenir le hub énergétique en Afrique centrale.

Considérant l’énergie comme un moyen de booster le développement économique social et industriel pour du pays, les autorités gabonaises ont échangé avec des personnalités, responsables de fonds d’investissement, de banques, d’entreprises œuvrant dans l’hydroélectricité, l’éolien, le solaire et la géothermique. Ces derniers, membres des milieux d’affaires, ont été séduits par le plaidoyer des autorités. Aussi, ont-ils reçu des invitations à venir se rendre compte par eux-mêmes des opportunités d’affaires qu’offre le pays.

« Le Gabon est un pays stable qui dispose d’un potentiel énergétique de 11 000 MW, une vision claire tirée du Plan stratégique Gabon émergent, mais surtout d’une ambition affirmée pour devenir le hub énergétique de l’Afrique centrale. Cette ambition s’allie avec l’ambition industrielle du Gabon appelée Gabon industriel », ont expliqué les autorités du Gabon. Poursuivant : « l’énergie demeure la rampe de lancement d’un véritable développement (…) C’est à partir de l’énergie tirée du charbon que l’Europe a lancé la révolution industrielle ».

Des entreprises scandinaves comme Vestas, leader de l’éolien dans le monde, et le Fonds d’investissements des émirats se sont dits intéressés par les opportunités gabonaises. Selon la communication du ministre de l’Eau et de l’énergie, ils pourraient se rendre à Libreville très prochainement. A côté d’eux, la danoise Vestas Wind Systems A/S pourrait aussi venir en exploration au Gabon dans les semaines à venir. Ce fabricant d’éoliennes voudrait explorer le potentiel éolien que peut offrir les 800 kilomètres de côtes gabonaises.

Aksa, l’un des plus grands groupes turcs en matière d’équipement électrique et électronique et qui a, par ailleurs déjà exploré le Gabon, également présent au Danemark, a réitéré son intention de construire dans les prochains mois, une centrale à gaz dans la zone de Ntoum. Ce qui pourrait permettre de répondre à la demande d’électricité de plus en plus croissante de la ville de Libreville. Ce d’autant plus que les experts de la direction générale de l’Energie au Gabon annoncent que les besoins en énergie avoisineront 400 mégawatts d’ici à 2018.