Ces détails dont contenus dans un contrat signé en 2016 entre l’Etat Gabonais, la société Gabon Spécial Economic Zone Infrastructures (GSEZ-INFRA) 

Citée par certaines sources, comme éventuel repreneur de la SEEG, la société Gabon Spécial Economic Zone Infrastructures (GSEZ-INFRA) a tenu à apporter des éclairages sur la nature de son contrat avec l’Etat gabonais, dans le cadre du financement des infrastructures de densification des réseaux de distribution publique d’électricité en zone rurale.

Selon ce contrat paraphé en 2016, les engagements des différentes parties que sont : la SEEG représenté par son Directeur Antoine Boo, GSEZ-INFRA, représentée par son Directeur général Gagan Gupta et le gouvernement gabonais, représenté par les ministres de l’Eau et de l’Energie, Patrick Eyogo Edzang, de l’Economie, Régis immongault Tatangani, et le Directeur de la société de patrimoine Ernest Mpouhot Epigat, sont clairement définis. 

Dans ce cadre, GSEZ INFRA, dans la première phase de ce projet d’une durée de 30 ans, est chargé de réaliser et de financer un réseau électrique avec des lignes de haute tension et basse tension et une sous-station en même temps qu’elle renforcera les unités de production d’énergie électrique de 17 MW. Le cout de l’investissement est évalué à est estimé à 69 320 000 000 de FCFA, soit 105 677 658 75 d’euros.

Pendant que la réalisation et le financement des ouvrages et équipements, suivant dans les zones impactées incombent à la SEEG. Il s’agit notamment des : postes de transformation haute tension et basse tension ; réseaux électriques basse tension pour l’alimentation des habitations, et le branchement permettant l’alimentation des foyers. 

En outre, la SEEG s’est engagée à s’acquitter des redevances semestrielles d’un montant de 2 206 187 491 de FCFA, en contrepartie de l’usage des biens de retour mis à sa disposition. L’ardoise du gouvernement s’élèvera quant à elle, à 10% de la valeur des travaux, soit 6 932 000 000 de FCFA. 

Selon les termes dudit contrat, ces travaux s’exécutent dans le cadre de la convention de concession signée le 13 juin 2017, telle que modifiée par ses avenants 1 et 8, signés respectivement le 15 novembre 2002, le 15 mars 2005 le 17 novembre 2006, le 13 aout 2016, le 30 mai 2016, le 31 octobre 2016 et le 05 janvier 2017. 

L’avenant 8 consacre le début de la concession sous une forme réaménagée. Il  permet ainsi au concessionnaire de payer plusieurs redevances en contrepartie de la mise à disposition des ouvrages par l’autorité concédante. C’est dans ce cadre que le gouvernement gabonais et la SEEG ont signé un protocole d’accord au titre du pack branchement social pour faciliter l’accès des populations au service de l’eau et de l’électricité.

C’est enfin cette disposition qui a permis à l’Etat gabonais de signer un contrat pour l’amélioration des conditions de vie des populations et stimuler le développement industriel en zone rural, avec le groupe singapourien Olam international, à travers sa filiale GSEZ-INFRA, et les populations impactées. Autrement dit, la résiliation du contrat de concession entre l’Etat gabonais et la SEEG-Véolia semble encore bien loin d’avoir révélé tous ses méandres et secrets.