Après avoir obtenu satisfaction sur certains points auprès de la direction générale, les syndicalistes ont décidé d’élargir le service minimum à d’autres agences. 

Après l’échec des négociations débutées et leur entrée en grève le 2 novembre 2017, les agents de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), affiliés au Syndicat des travailleurs du secteur eau et énergie (SYNTEE+) étaient encore en pourparlers mercredi 7 novembre avec la direction générale de cette entreprise. Cette fois, ils ont obtenu de leur hiérarchie satisfaction sur deux des sept points de leurs revendications.

« Nous  avons eu satisfaction sur deux premiers points de revendications de la grève, à savoir le point sur l’indemnité de logement, d’eau et d’électricité et le bonus des agents partis ou allant à la retraite », a annoncé Sandrine Ogoula, présidente du SYNTEE+.

Elle explique que la question des allocations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a été abordée. Et a annoncé à ses camarades du syndicat que ces primes seront versées cette fin du mois. « Pareil pour la rétroactivité des indemnités qui a aussi été retenue. Mais sous-forme d’indexation sur quatre ans et passera chaque 1er décembre », a indiqué Sandrine Ogoula.

Le secrétaire général du SYNTEE+ a, pour sa part, précisé qu’il s’agit d’une suspension de mouvement d’humeur et non un arrêt total. Cette suspension intervient après certaines avancées du fait que le directeur général a manifesté la volonté de négocier.  Il a par exemple ordonné le déblocage de 320 millions FCFA pour la CNSS afin que les allocations et autres prestations soient versées. 

Selon des bruits de couloirs, un autre point des revendications des grévistes devrait leur être accordé. Il porte sur le départ du directeur des ressources humaines, accusé de faire dans la gestion discriminatoire des carrières des agents. 

Reste donc les points sur l’application sans restriction des données issues des évaluations des agents ; le refus de l’externisation du Centre d’appel ; l’application des recommandations de l’audit interne de la division bâtiments et services généraux et de celles de l’audit sur la géolocalisation.