Après l’expiration d’un préavis de grève qui courait jusqu’au 1er novembre, les agents de la SEEG affiliés au SYNTEE+ sont entrés en grève, avec un service minimum à Libreville et dans les grandes villes du pays. 

Les agents de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) affiliés au Syndicat national des travailleurs du secteur eau et énergie (SYNTEE+) sont en grève depuis jeudi 2 novembre 2017. Ils expliquent que cette grève fait suite au préavis déposé le 19 octobre auprès de leur hiérarchie et qui, jusqu'au délai fixé le 1er novembre, n’avait pas trouvé de compromis. 

« Nous avons rencontré l’administration du travail, nous avons rencontré notre administration, mais aucun compromis n’a été trouvé sur le préalable que nous avons posé. Pour le respect de la loi, nous avons élaboré un planning par rapport au service minimum », explique Jérôme Mvone Nguema, secrétaire général du SYNTEE+.

Les syndicalistes revendiquent, entre autres : le paiement avec effet rétroactif de la troisième tranche de la prime de logement, la prime d’eau et d’électricité du bonus des agents allant et étant déjà en retraite, l’application sans restriction des données issues des évaluations des agents. Ils dénoncent par ailleurs l’externisation du centre d’appel et la gestion discriminatoire des carrières des agents de la SEEG. 

Les agents de la SEEG exigent aussi le versement des allocations et autres prestations de la Caisse nationale de sécurité sociale, l’application des recommandations de l’audit interne de la division bâtiments et services généraux et l’audit sur la géolocalisation. Tout comme ils souhaitent le limogeage du directeur des ressources humaines de l’entreprise. 

Le secrétaire général du SYNTEE+ précise que malgré l’application du service minimum, le service de la production d’eau et d’électricité reste entier sur toute l’étendue du territoire national. La réception des usagers et clients aux caisses et à l’accueil, en ce qui concerne Libreville et ses environs se fera à l’agence du siège. Pour ce qui est des grandes villes, le service minimum sera assuré par un agent à la caisse et un autre à l’accueil. 

Toutefois, le SYNTEE+ se dit ouvert à la poursuite des discussions avec la hiérarchie et ne tient pas à la satisfaction totale de ses revendications pour suspendre son mouvement. 

Approchée par nos soins, la direction générale de la SEEG a répondu ne pas vouloir s’exprimer sur le sujet pour le moment.