Le ministre de l’Eau et de l’énergie multiplie les contacts pour trouver d’autres partenaires afin d’assurer la production et la distribution de l’eau potable dans le pays. 

Participant à la conférence internationale Water 2017 organisée en Israël, la délégation gabonaise conduite par le ministre de l’Eau et de l’énergie en a profité pour continuer ses prospections pour trouver de nouveaux partenaires spécialisés dans la production et la distribution d’eau potable. 

C’est ainsi que le ministre Patrick Eyogo Edzang a eu une séance de travail avec les responsables de la société des eaux Odis, basée à tel Aviv, rapporte l’agence Ecofin. « Israël est un des premiers pays dans la gestion de l’eau au monde. Nous avons pu rencontrer des fournisseurs dans ce domaine ; nous avons visité la société Odis qui est spécialisée dans le traitement de l’eau et constatons qu’Odis est particulièrement avancée », a expliqué le ministre. 

Cet intérêt pour Odis se justifie, selon le ministre, par le fait que l’entreprise israélienne a des unités de production légère qui pourraient servir dans les petites villes du Gabon car capables de traiter un volume d’eau intéressant pour les alimenter. Au Gabon, le déficit en eau potable est criard : la province de l’Estuaire, qui abrite plus de la moitié des 1,8 million d’habitants du pays, accuse un déficit journalier de 70 000 mètres cubes environ. Toutes les solutions pouvant permettre de résorber ce déficit seraient bienvenues. 

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement gabonais envisage d’autres partenaires techniques pour cela. En 2016 déjà, l’ancien ministre en charge de ce secteur, Guy-Bertrand Mapangou avait introduit un projet de loi au Parlement en vue de revoir la législation en matière de production, distribution et commercialisation de l’eau potable au Gabon. Une manière de vouloir lever le monopole de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG), filiale de Veolia. 

De fait, il est clair que le gouvernement gabonais est déterminé à changer la donne. Patrick Eyogo Edzang est en tout cas enthousiaste devant les possibilités qui peuvent venir d’un accord avec Odis. 

« Le saut technologique pourrait permettre de rattraper le gap en approvisionnement en eau, grâce aux nouvelles technologies mises en place par certains opérateurs de ce secteur. Les nouvelles usines aujourd’hui n’ont plus besoin d’une grande maçonnerie et des grandes cuves de traitement ; mais plutôt des unités de modulation anticorrosion qui sont traitées, galvanisées et permettent une mise en œuvre rapide ; et qui en fonction de nos besoins d’autre part, sont modulables dans le temps », a-t-il soutenu.