Prévu pour le Centre technique 1 (Ct1) Libreville, la cérémonie de lancement officiel du central Africa (CaB4) s’est finalement tenue au Centre technique 2 dans la commune d’Owendo. 

Pour ce lancement officiel, c’est en présence du directeur général de China service, maître d’œuvre du projet, et monsieur Nader représentant de la Société Huawei chargé de l’installation des équipements, que Stéphane Agnoumane Edzang, responsable projet Cab4 à l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences, a procédé à la visite guidée du Centre technique d’Owendo reliant la capitale à l’intérieur du pays par la voie ferroviaire jusqu’à Franceville.

« C’est l’autoroute de l’information. Donc nous avons mis en place les autoroutes de l’information. Cela veut dire que maintenant, nous sommes capables de transformer tout genre de service, que ce soit la voie, que ce soit l’internet. Tout genre d’information qu’elle que soit la grandeur. La fibre a une capacité illimité pour l’instant », a-t-il indiqué parlant du projet Backbone.

Longues de 1 010 kilomètres, les autoroutes de l’information ont nécessité la construction de dix-huit centres techniques sur l’ensemble du territoire repartis à différents endroits du pays et la réhabilitation du Centre technique de Libreville à l’ancienne RTG et qui est le centre névralgique du projet Backbone. Ces centres techniques longent la voie ferroviaire partant de la gare de Ndjolé, Boué, Mouyabi, Milolé, Koulamoutou etc. sur la voie terrestre Nkok, Ntoum et Oyan.

Le Cab4 est le projet de distribution national de la fibre optique jusqu’aux frontières. Le contrat signé il y a quelques jours avec KT Corporation servira à cette distribution à partir du centre technique déjà installé à Boué dans l’Ogooué-Ivindo pour le reste des villes du nord du pays jusqu’aux frontières. Rappelons que l’objectif est d’interconnecter entre eux les pays d’Afrique centrale. 

Dans la vision globale, il s’agit de transformer le Gabon en hub numérique dans la sous-région. « Au niveau du Gabon, nous avons deux câbles sous-marins qui sont des câbles internationaux dont pourront bénéficier les pays voisins grâce au Backbone national », précise le responsable projet. Cette première phase du projet est chiffrée à 58 millions dollars.