C’est ce qu’indique le rapport de la Beac 2017 récemment publié lequel fait état d'une explosion de cette activité dans la sous-région.

La Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) vient de publier le rapport 2017 sur les paiements électroniques en zone Cémac. Un document qui permet de faire le point sur l’activité dans la sous-région. En une année, elle a d’ailleurs connu un bond, si l’on s’en tient aux statistiques publiées dans le rapport. Ainsi, dans la sous-région au 31 décembre 2017, on dénombrait 39 731 distributeurs de service de monnaie électronique contre 11 472 en 2016. La progression de cette activité est aussi marquée par le nombre de transactions financières faites avec la monnaie électronique.

En 2017, 303 266 265 transactions financières ont été faites pour un montant global de 4 700 milliards de F contre 97 836 317 en 2016 avec un montant de 1 631 milliards de F. La Beac indique par ailleurs que le Mobile Money représente 99% d’utilisation de monnaie électronique. Les paiements par monnaie électronique ont aussi connu une hausse considérable.

En 2017, ils ont dépassé les 229 milliards de F contre 121 milliards en 2016 de F dont 93% avec le Mobile Money. L’achat de crédit téléphonique par mobile money par exemple est le premier service offert par tous les opérateurs en zone Cémac. Cette transaction qui représente 17% de l’activité, selon le rapport, constitue la plupart des opérations de paiement (80 millions de transactions en 2017).

Même si les chiffres semblent encourageants, il reste d’énormes blocages. Par exemple, mobile money fait globalement face aux problèmes de liquidité dans le réseau. En effet, les acteurs de l’activité d’émission de monnaie électronique indiquent que la règlementation actuelle ne permet pas « de résoudre certains problèmes épineux rencontrés sur le terrain comme les modalités d’entrée en relation et l’identification de la clientèle. Les établissements de microfinance en l’état actuel de la règlementation ne peuvent pas émettre de la monnaie électronique. Or cette catégorie d’acteurs financiers joue un rôle important dans l’inclusion financière », poursuit le rapport. Les perspectives sont néanmoins prometteuses.

Dans les prochains mois, l’offre des services de paiements « devrait se diversifier, impulsées à la fois par le dynamisme des acteurs et, les attentes d’un public désormais éduqué»Un nouveau cadre réglementaire devrait également entrer en vigueur avant la fin de l’année 2018, d’après le rapport 2017 sur les paiements électroniques en zone Cemac.