Les dirigeants de cette entreprise ont évoqué avec Alain-Claude Bilie-By-Nze les difficultés auxquelles elle fait face depuis quelques temps. 

L’opérateur de téléphonie mobile Azur Gabon fait face à d’énormes difficultés financières relatives à un surendettement qui l’a conduit au bord de la faillite. L’ancien administrateur directeur général de l’entreprise, Jean Bruno Obambi, étant devenu persona non grata, la mission de sauver l’entreprise a été commise à Jonas Marie Kringer Vane. 

En poste depuis 6 mois, le nouvel ADG compte remettre à flot cette entreprise qui a par ailleurs perdu une bonne partie de sa clientèle puisque ne s’arrimant pas aux évolutions du marché de la téléphonie mobile. Il a à cet effet indiqué lors d’une réunion avec l’ARCEP, le 19 octobre 2017, qu’Azur comptait passer de la 2G à la 3G. Conformément à ce défi qu’il faut absolument relever, au risque de voir l’entreprise véritablement s’effondrer, il a été reçu mercredi 25 octobre par le ministre de l’Economie numérique, Alain-Claude Bilie-By-Nzé.

Selon les services du ministère de la Communication et de l’Economie numérique, Jonas Marie Kringer Vane « a fait mention au ministre d’Etat, d’une importante stratégie de redressement des finances du Groupe, ainsi que la volonté qui est la sienne, de tout mettre en œuvre pour qu’Azur Gabon retrouve une situation stable ». Si d’aucuns assurent qu’il faudra du temps à la société pour renaître de ses cendres, ils assurent que le nouvel ADG se bat tant bien que mal pour remettre l’entreprise sur pied. Les échéanciers de paiement que la société a mis en place seraient et certains indicateurs présageraient des lendemains meilleurs.

Rappelant les priorités du Gouvernement, quant à la diversification de l’économie nationale et notamment avec le rôle majeur que peut jouer le secteur des services, Alain-Claude Bilie-By-Nze a réitéré aux dirigeants du Groupe, « la nécessité de préserver les emplois ».  Il y a donc lieu de s’inscrire dans une sorte de partenariat « gagnant-gagnant », avec d’une part, l’Etat, qui offre un cadre administratif permettant une implantation solide, et d’autre part, les partenaires économiques qui créent des services et des emplois.