La filiale gabonaise de la compagnie de téléphonie mobile Bintel Ltd, Usan Gabon, serrait en proie à de fortes tensions de trésorerie. Depuis fin 2016, la situation de l’opérateur de téléphonie mobile, Azur Gabon est préoccupante.

Contrairement à ses concurrents, la société semble tirer le diable par la queue. Conséquence de cette situation, un climat conflictuel ouvert ces derniers mois entre la direction générale et les agents à Libreville, indique la presse locale.

Après une précédente manifestation de leur colère en mai dernier, pour fustiger le style de management de l’ancien administrateur général Jean Bruno Obambi, dont la gestion était jugée « approximative », les agents sont à nouveau montés au créneau jeudi 20 juillet 2017. Cette fois, ils réclamaient le paiement de trois mois d’arriérés de salaire ainsi que le « 13e mois » de 2016.

La principale raison donnée aux agents : « il n’y aurait pas d’argent dans les caisses », a récemment indiqué une source interne à la boite, sous le couvert de l’anonymat. Si la même source émet des doutes sur le fait que l’entreprise soit en grande difficulté financière, d’autant qu’elle engrange de l’argent chaque jour, des médias font état de la difficile situation du groupe USAN. Ses dettes se seraient accumulées, notamment en Afrique centrale.

« Au Congo, Azur ne paie plus les salaires depuis près de deux mois. En Centrafrique, la situation est catastrophique. Au Gabon, la société s’essouffle, et ne paie plus ses factures », croyait déjà savoir le site Africtelegraph.com en novembre 2016.

Huit mois après, les compteurs du groupe seraient-ils toujours au rouge ? L’opérateur de téléphonie mobile, dont on ne connaît pas de nouveaux investissements depuis plusieurs mois au Gabon, est-il en passe de fermer boutique ? Serait-il prêt à vendre comme son ancien responsable Jean Bruno Obambi l’envisageait en 2016, intéressé par l’offre de Monaco Telecom ?

Autant de questions auxquelles sont appelés à répondre Jonas Marie Kringer Vane, l’actuel administrateur général, et ses collaborateurs. Seulement, la direction générale d’Azur Gabon n’est pas encline à communiquer, ni avec ses employés, encore moins avec la presse locale.