Cette ambition va se réaliser dans le cadre de l’Alliance Smart Africa, à laquelle font partie les deux pays.

Réunis à Yaoundé, le 12 juin 2017, les responsablesde l’Agence de régulation des Télécommunications (ART) du Cameroun et de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) du Gabon, ont décidé de réduire les coûts d’itinérance des appels téléphoniques, encore appelé roaming, entre leur deux pays.

Selon les experts, cette baisse des tarifs est imputable aux objectifs de l’Alliance Smart Africa, à laquelle font partie le Cameroun et le Gabon. Lesquels visent la réduction de la fracture numérique en Afrique subsaharienne d’avec les autres régions du monde, et l’intégration des TIC au cœur du développement du continent.

A côté de ces dispositions, on indique également que la construction des infrastructures permettant des liaisons télécoms directes entre le Gabon et le Cameroun est en grande partie à l’origine de cette révolution. Ces liaisons évitent des transits de communication par des pays étrangers (notamment européens) qui contribuent à renchérir les coûts du roaming.

Selon les experts des télécoms, ces coûts pourraient même être suspendus au sein des pays membres de l’Alliance, dans la mesure où l’installation de lignes directes entre les Etats africains fait partie de ces projets.

Pour Lin Mombo, le président du conseil de régulation de l’ARCEP, « le roaming reste encore «trop cher» en Afrique. Ceci est dû au fait que pour un appel émis en roaming entre deux pays africains, le signal devra d’abord transiter vers un pays européen, ce qui entraîne des coûts supplémentaires». Et d’ajouter : « le coût du roaming sera le coût local de la communication du pays et seul l’appel émis sera facturé ».

Pour rappel, lancée en 2013, à l’initiative du président rwandais Paul Kagamé, ce partenariat regroupe plusieurs pays africains et des équipementiers télécoms tels que Huawei ou encore Ericsson.