L’objectif affiché est de respecter les échéances imposées par la nouvelle nomenclature du système de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). 

Libreville abrite un symposium d’appropriation des nouvelles normes révisées de l’Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires depuis lundi 27 novembre 2017. Ouverts par le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, les travaux dudit symposium vont s’étendre jusqu’au 30 mars 2018.

Cette rencontre pilotée par le Conseil national de la comptabilité (CNAC), et placée sous la tutelle du ministère du Budget et des comptes publics, a pour objectif de poser les bases de la mise en place du nouvel Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF).

A l’ouverture, le ministre d’Etat en charge du Budget et des comptes publics, Jean-Fidèle Otandault, a décliné tous ses enjeux, avant d’inviter les participants à s’approprier des nouvelles règles qui vont désormais régir le droit comptable applicable en Afrique.  

C’est dans ce cadre qu’il a réaffirmé la volonté des hautes autorités gabonaises à accompagner cette réforme qui doit entrer en vigueur dès le 1er janvier 2018, pour ce qui est des comptes personnels, et le 1er janvier 2019, pour les comptes consolidés, combinés et les états financiers. 

Cela, conformément aux normes internationales d'informations financières destinées à standardiser la présentation des données comptables échangées au niveau international IAS/IFRS.

C’est d’ailleurs cette même vision qui a été développée par le secrétaire permanent de l’OHADA, Dorothé Sossa Kossi dans son propos. A son tour, il a indiqué que cette rencontre devrait permettre d’élaborer un système comptable plus adapté aux réalités des pays membres.

Il a, à cet effet, souligné que le Conseil national de la comptabilité joue un rôle essentiel dans la mission de l’OHADA. Car, selon lui, « il est l’interlocuteur du gouvernement, dans la vulgarisation des notes comptables ».

En procédant à l’ouverture du symposium, Emmanuel Issoze Ngondet a situé l’importance du nouvel Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière. Ce du fait qu’il favorise et garantit « la transparence et la sécurité des affaires ».

En outre, a poursuivi le chef du gouvernement, ce symposium constitue une étape dans « la convergence des actions au service de la croissance et du développement ». Et d’ajouter, ce nouvel « outil est aussi un appui au Plan de relance économique lancé par le gouvernement, adapté à la bonne gouvernance des économies et favorisant le financement des investissements ».

Pour rappel, la décision de la mise en place d’un nouvel Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière a été prise à l’issue de la 43e session extraordinaire du Conseil des ministres de l’OHADA à Brazzaville, en janvier 2017. Il a pour finalité de contribuer à l’amélioration du climat des affaires en dotant nos pays d’un instrument juridique et comptable moderne.