Le Plan de relance de l’économie (PRE) et l’accord signé entre l’Etat Gabonais et l’accord signé entre l’Etat gabonais et le Fonds monétaire international en juin 2017, constituent les principaux éléments qui ont servi de base à la confection du projet de budget pour l’exercice 2018.

 Adopté en Conseil des ministres, ce 12 octobre 2017, le projet de Loi de finances 2018 accorde un accent particulier à la relance de l’économie gabonaise. Dans ce cadre, sa lecture indique que la politique budgétaire du gouvernement s’articule autour de trois principaux axes. Il s’agit de : l’effort de mobilisation des recettes fiscales et douanières ; la maîtrise et l’assainissement des dépenses publiques, notamment l’apurement de la dette intérieure et la maîtrise de la masse salariale tout en préservant les secteurs prioritaires et la poursuite de la politique gouvernementale sur le plan social.

De manière spécifique, pour l’année 2018, les prévisions du cadrage macroéconomique et budgétaire affichent des opérations budgétaires et de trésorerie équilibrées en ressources et en charges à 2 688 ,8 milliards de FCFA, contre 2.860,0 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificative 2017, soit une diminution de 171,2 milliards de FCFA. 

Selon le ministère du Budget, ces chiffres justifient l’option retenue par l’Etat en matière de maîtrise de la dépense publique. Ainsi, le projet de loi finances plafonne les dépenses à 2.032,7 milliards de FCFA, tandis que les recettes sont attendues à hauteur de 1.842,6 milliards de FCFA, soit une augmentation de 128 milliards de FCFA. L’on indique toutefois qu’elles devraient s’améliorer grâce aux mesures de renforcement des opérations de mobilisation des recettes fiscales et douanières.

Ce document relève également l’effort particulier déployé par le gouvernement afin d’améliorer la lisibilité et la qualité de l’information budgétaire. Dans ce cadre, on peut entre autres citer, le rigoureux respect des dispositions de la loi organique de mai 2015, relative aux lois de finances et à l’exécution du budget, en matière de recettes affectées d’une part, les travaux visant à réintégrer les démembrements de l’Etat dans la comptabilité budgétaire d’autre part. 

Autrement dit, l’e gouvernement affiche clairement sa volonté d’aller vers la transparence budgétaire. Laquelle procédure a entraîné l’augmentation significative des Comptes d’affectation spéciale (CAS), afin de mettre en évidence et de suivre les recettes budgétaires affectées à une mission particulière.