Ce financement arrive un an après que la BAD ait approuvé le financement et l’exécution du projet de l’employabilité des jeunes au Gabon.

Pour lutter contre le chômage des jeunes au Gabon, la Banque africaine de développement (BAD), a décidé d’investir dans ce pays, 55,432 milliards FCFA au compte d’un projet dans le cadre de l’employabilité des jeunes et l’amélioration de la protection sociale au Gabon.

Un financement qui tombe à point nommé du fait que, « l’emploi des jeunes constitue une préoccupation majeure des plus hautes autorités de notre pays, dans un contexte où l’offre de travail se caractérise par un déficit de qualification au sein de la population active constituée en grande partie des jeunes et où les offres de formation ne sont pas toujours en phase avec les besoins de l’économie nationale », a déclaré Carmen Ndaot, ministre du Travail.

Pour Ousman Dore, directeur général de la BAD pour l’Afrique centrale, « la banque africaine est fière d’avoir participé au financement de ce projet qui va au cœur de la résolution des sept problèmes de chômage des jeunes. Vous savez le marché du travail aujourd’hui, n’est pas seulement une question de demande, elle est aussi une question d’offre. Il s’agit donc de mettre l’accent sur la formation professionnelle afin que la jeunesse entre dans le marché du travail avec des compétences lui permettant d’avoir un emploi durable. Nous pensons que c’est la solution ». 

Il est à noter que, pour ce projet, sur un financement total évalué à 94,04 millions d’euros soit environ 61,6 milliards FCFA, la BAD apporte près de 90% des fonds, soit 55 milliards FCFA, tandis que la quote-part du Gabon s’élève à 2,64 millions d’euros ; ce qui représente un peu plus de 10% de l’enveloppe globale de ce projet.

En plus de ce financement, la BAD entend s’impliquer dans les cellules établies pour la mise en place effective du projet. Notamment, dans les mécanismes de financement pour l’insertion professionnelle, l’accompagnement des jeunes souhaitant réaliser leurs projets, la réhabilitation des locaux dans les centres de formation, le renouvellement du mobilier, le renforcement des capacités du personnel enseignant et l’encadrement ainsi que l’amélioration de nouveaux curricula.