Ce remboursement sera assorti de 77 milliards FCFA au titre des intérêts, le gouvernement ayant mis un accent particulier sur le remboursement de la dette intérieure afin de recapitaliser les entreprises locales. 

Au sortir du vote par le Parlement gabonais de la loi de Finances 2018, le ministre d’Etat, ministre du Budget et des comptes publics a accordé un entretien aux journalistes dans lequel il a donné les contours des dépenses qui seront effectuées au cours de l’année qui vient de commencer. 

En 2018, a révélé Jean Fidèle Otandault, le remboursement de la dette publique gabonaise a été mis en avant. Ainsi, apprend-on, 656 milliards FCFA seront consacrés à l’épurement d’une partie de cette dette. 

Le remboursement du capital de la dette va s’élever 447 milliards FCFA soient 266 milliards FCFA pour la dette intérieure et 178 milliards FCFA pour la dette extérieure. L’accent a été porté sur le règlement de la dette intérieure, contrairement à l’année dernière où le remboursement du capital s’était élevé à 117 milliards FCFA.  

Dans le même ordre d’idée, les charges financières (ou amortissement de la dette), qui consistent à rembourser les intérêts de la dette publique, vont engloutir 239 milliards FCFA en 2018, soit 77 milliards FCFA sur la dette intérieure et 161 milliards FCFA sur la dette extérieure. 

Notons qu’outre ces dépenses sur la dette, le gouvernement envisage des dépenses courantes de l’ordre de 1 156 milliards FCFA (avec une masse salariale de 709,8 milliards FCFA), auxquelles il faut ajouter les dépenses de transfert (investissements) et d’autres dépenses, pour un montant total des charges à 2 688,82 milliards FCFA, soit le montant des recettes espérées.